Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /2010 05:19

 

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Les éditions Connexion et l’asbl Le petit gérard / vzw Geert van Bruaene organisent une séance de dédicace avec Henri-Floris Jespers, à l'occasion de la parution de son livre sur Van Bruaene. Rendez-vous le mercredi 15 septembre à la Fleur en papier, 55 rue des Alexiens à 1000 Bruxelles, à 18h.

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La Fleur en Papier doré constitue un des rares lieux de mémoire dont le capital symbolique peut être tout aussi bien revendiqué par les avant-gardes littéraires que picturales, qu’elles soient francophones et néerlandophones, sans oublier ce moment de cristallisation internationale que fut Cobra.

Fermé en 2006, le café fut réouvert le 15 septembre 2007 à l’initiative de quelques mordus qui se sont investis corps et âmes dans la préservation de ce haut lieu de mémoire des artistes : Danny Verbiest, Jan Beghin, Koen De Visscher, Paul Merckx, Arnout Wouters, Peter Lombaert et Eric Meersmans. Une cinquantaine de coopérants se sont ensuite ajoutés. Depuis la réouverture de la Fleur en papier doré, Connexion a entrepris de faire des recherches sur ce café artistique et sur son fondateur Geert van Bruaene.

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Comme le souligne Henri-Floris Jespers: « Il est difficile de trouver des informations précises sur Geert van Bruaene (Courtrai 23 juin 1891 – Bruxelles 22 juillet 1964) et ses entreprises diverses. Compagnon de route des surréalistes bruxellois et de Cobra, auréolé de ses relations avec des icônes artistiques incontournables, de Paul van Ostaijen et René Magritte à Dubuffet et Hugo Claus, il était inévitable qu’une légende se fût créée autour de ce personnage truculent.»

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Synthétiser, confronter et critiquer les documents et témoignages souvent contradictoires, telle fut la tâche auquel s’est attelé avec brio l’essayiste Henri-Floris Jespers. Cette étude permet de faire le point sur de nombreuses questions : l’arrivée de van Bruaene à Bruxelles, la chronologie des expositions d’avant-garde (cabinet Maldoror, à la Vierge Poupine, au Diable par la Queue), les cafés « brollewinkel ». Un élément plus important que les autres, est sans nul doute la datation précise de la création de la Fleur en Papier doré le 15 octobre 1944.

C’est à partir de cette date que le CPAS de Bruxelles octroie à la compagne de van Bruaene la location du 55 rue des Alexiens afin d’y créer une auberge à l’ancienne, de caractère folklore et expositions permanentes de tableaux populaires, « Foire aux tableaux d’esprit sentimental » .

Robin DE SALLE

 

Henri-Floris JESPERS, Gérard van Bruaene, Bruxelles, éd. Connexion, 2010, 74 pages.

Éditions Connexion, 72 rue du Nord, 1000 Bruxelles

Prix : 8 € (10 € frais de port compris).

Numéro de compte : 001-3244284-01

Pour les virements de l'étranger:

BIC GEBABEBB

IBAN BE43 0013 2442 8401

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DSCN1338_2.jpgHenri-Floris Jespers et Robin de Salle

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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /2010 01:43

 

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Le facteur, une espèce en voie de disparition, délibérément sacrifiée telle qu'elle l'est à l'autel sanglant de la sacro-sainte libéralisation des marchés (lisez: l'appât frénétique et dévastateur du gain), m'a remis lundi deux livres de Nicole Verschoore en main propre (façon de parler, puisque nous avons tous les mains sales, que nous le voulions ou non).

Je termine, émerveillé, la lecture de son Autobiographie d'un siècle.

Un siècle qui est le mien, une autobiographie imaginaire qui, dans son étrangeté délibérée mais sincère, est la mienne.

Ce septième ouvrage de Nicole Verschoore illustre en mineur, mine de rien, cette « sérénité crispée » dont nous parle René Char. Métissant les genres avec une adresse toute personnelle, elle nous donne un livre, qualifié de roman, dont la lecture m'a réconforté.

En attendant une réflexion plus attentive dans la prochaine édition papier du Bulletin de la Fondation ça ira, je soumets d'ores et déjà à votre attention quelques extraits de la préface:

Avant même que l'internet ne révolutionnât les habitudes, volontairement, par souci d'égalité sociale, les programmes scolaires s'appauvrirent. Les cours d'histoire et de littérature ancienne s'anémièrent. L'enseignement remplaça la mémoire du passé par l'apprentissage de méthodes de gestion de l'actualité. La notion de patrie disparut presque totalement, ainsi que celles des devoirs envers les aînés, de la discipline imposée, du respect de l'autorité et de soi, le tout remplacé par des valeurs de réflexion, de décision et de choix personnels. Ce n'était pas mal vu, puisqu'on craignait les foules sans personnalité. […]

Ceux qui, en Europe, ne vivent pas de travaux intellectuels ou de réflexion personnelle, s'ils se cherchent, ne se situent plus comme avant dans une appartenance évidente, connue et fixe. Les responsables qui ont rayé des programmes scolaires l'enseignement détaillé du passé et de l'écrit traditionnel que nous appelons la littérature, n'ont pas prévu les conséquences de leur absence. Sans réelles attaches, l'individu qui se cherche s'intéressera à tout ce qui se présente, n'importe quoi : courants de pensée, religions primitives, totalitarismes politiques. Le message du visuel remplit les vides. Il envahit à tel point le panorama quotidien qu'il en efface bon nombre de détails qui, dès lors, échappent à l'observation. Dès l'enfance, le regard est fixé sur l'information extérieure, de sorte que le temps de l'observation personnelle se raccourcit. Et celui de la réflexion.

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Nicole Verschoore (°1939) est docteur en philologie germanique de l'université de Gand. Assistante du professeur Herman Uyttersprot (dont la contribution à l'édition de l'œuvre de Franz Kafka fut remarquée, sinon décisive et lui valut la plus haute distinction dans l'Ordre du Mérite de la République Fédérale allemande), boursière du Fonds National de Recherche Scientifique, Nicole Verschoore choisit en 1973 une carrière de journaliste. Collaboratrice puis rédactrice responsable de la culture au quotidien libéral Het Laatste Nieuws (jusqu'en 1988), ensuite chroniqueur de la vie musicale à Bruxelles jusqu'en 1994, l'année de la publication de son premier roman chez Gallimard, Nicole Verschoore prendra la direction de l'hebdomadaire gantois Le Nouveau Courrier(1994-1999).

L’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique a décerné le Prix Michot à Nicole Verschoore pour sa trilogie romanesque La Passion et les hommes(1928-1958).

Henri-Floris JESPERS

Nicole VERSCHOORE, Autobiographie d'un siècle, Bruxelles, Le Cri,, 2010, 178 p., ,16 €.

Bibliographie

Le Maître du bourg, Paris, Gallimard, 157 p., 1994 ; 20002.

Vivre avant tout !, Bruxelles, Le Cri, 2006, 203 p., 21 €.

Les Parchemins de la tour, Bruxelles, Le Cri, 2004, 215 p., 20 €.

Le Mont Blandin, Bruxelles, Le Cri, 2005, 139 p., 18 €.
La Charrette de Lapsceure
, Bruxelles, Le Cri, 2007, 158 p., 19 €.

L'énigme Molo, Bruxelles, Le Cri, 2009, 158 p., 14 €.

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Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /2010 20:41

 

La Fondation Ça ira est représentée au Comité scientifique du Centre d'Étude des Francophones en Flandre / Studiecentrum Franstaligen in Vlaanderen par Henri-Floris Jespers.

Le deuxième numéro de FrancoFonie, la revue électronique du Centre, vient de paraître.

Au sommaire:

Paul Dirkx Editoriaal. Doxa en wetenschappelijke bewijsvoering, 4

Éditorial. Doxa et argumentation scientifique, 10

DOSSIER

Franstaligen in Vlaanderen vandaag / Les francophones en Flandre aujourd’hui

Alex Vanneste Aspects de la francophonie en Flandre, 15

Céline Préaux Le fédéralisme ou l’homogénéisation de la Flandre. Étude du conflit Exploration du Monde – Taal Aktie Komitee, 44

Sophie Wittemans Scout toujours ? Scoutisme francophone en terre flamande depuis 1911, 59

INTERVIEW

Emmanuel Van de Putte Henri-Floris Jespers, 80

COMPTES RENDUS

Eric Laureys Ontsnappen aan ideologische, nationalistische premissen: een moeizame bevalling, 101

Guy Vande Putte De taalgrens van Guido Fonteyn, 111

*

FrancoFonie paraît deux fois par an. La rédaction de la revue est assumée par Paul Dirkx, vice-président du CEFF-SFV. Il enseigne la sociologie de la littérature et de la presse à l'Université de Nancy 2.

Abonnement via : www.ceff-sfv.be

*

Voir nos blogs du

29 avril 2008

http://caira.over-blog.com/article-19137404.html

19 août 2008

http://caira.over-blog.com/article-22067275.html

10 septembre 2009

http://caira.over-blog.com/article-35892185.html

29 septembre 2009

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Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /2010 11:26

Voici quelques articles parus ces derniers mois sur l'excellent blog dada100, animé par Elisa Cardellini.

 


http://dada100.over-blog.it/articles-blog.html

 

PaulNeuhuystwee.jpg Paul Neuhuys


Paul NEUHUYS: Clément Pansaers, “Paria in demolizioni”, 1921


http://dada100.over-blog.it/article-testimonianze-paul-neuhuys-clement-pansaers-paria-in-demolizioni-1921--43142967.html


Paul NEUHUYS: Dada, 1921


http://dada100.over-blog.it/article-testimonianze-paul-neuhuys-dada-1921--37991845.html


Paul NEUHUYS: André Breton è anche un teorico del dadaismo, 1921


http://dada100.over-blog.it/article-testimonianze-paul-neuhuys-andre-breton-e-anche-un-teorico-del-dadaismo-andre-breton-est-aussi-un-theoricien-du-dadaisme-1921--37948259.html


Paul NEUHUYS: Francis Picabia, poeta tragico


http://dada100.over-blog.it/article-profili-dada-paul-neuhuys-francis-picabia-poeta-tragico-francis-picabia-poete-tragique-1921--37948661.html


Paul NEUHUYS: Tristan Tzara capofila del gruppo dada


http://dada100.over-blog.it/article-paul-neuhuys-tristan-tzara-en-tete-du-groupe-dada-1921-37948184.html


Paul NEUHUYS: La pleiade dada


http://dada100.over-blog.it/article-dada-dalla-rete-paul-neuhuys-la-pleiade-dada-la-pleiade-dada-1921-37948761.html


Thierry NEUHUYS: Ricordi di infanzia & di Dada (Clément Pansaers):


http://dada100.over-blog.it/article-segnalazioni-librarie-thierry-neuhuys-souvenirs-d-enfance-de-dada-clement-pansaers-2008-43393839.html



Henri-Floris JESPERS: Pierre Albert-Birot. Poeta e tipôgrafo.


http://dada100.over-blog.it/article-henri-floris-jespers-cipm-pierre-albert-birot-poete-et-typographe-sic-37950268.html


Georges Henri DUMONT, La rivista “Ça ira” tra communismo e dadaismo.


http://dada100.over-blog.it/article-saggio-georges-henri-dumont-la-rivista-a-ira-tra-comunismo-e-dadaismo-a-revue-a-ira-entre-communisme-et-dadaisme-34931558.html


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Dimanche 16 mai 2010 7 16 /05 /2010 04:38

revolutionsuisse.jpg

ERRO, La révolution suisse (1965)

Ce n'est certes pas la première fois qu'Erró expose à Bruxelles. Il participa à l'exposition 'le rendez-vous des amis 1976' chez Fred Lanzenberg, galerie créée en 1966 sous l'appellation Rive Gauche avec le soutien d'Ileana Sonnabend (1907-1999), présentant des artistes Pop, tels que Andy Warhol, Roy Lichtenstein et Tom Wesselman et, dans la foulée, les Nouveaux Réalistes César, Niki de Saint Phalle et Martial Raysse. Ensuite, ce furent des expositions individuelles à la galerie Le Miroir d'Encre (1983; 1988) et, enfin, en 1995 au Salon d'art ('Quoi de neuf, docteur?').

*

'Horti-culte': tel est le titre du poème de Théodore Koenig dédié à Érro, repris dans le recueil La métamorose (Bruxelles, Phantomas, 1980):


L'inspiration érectile toujours

peut être souple ou drue indifféremment


Nos desseins rejoignent les questions qui se posent

lorsque la passion de la minutie

pousse au sublime tant de miettes rassemblées

dans un univers de complexité


Cueillie dans le jardin dédale des pensées engourdies

la fleur dénommée vois-tu clair croît à l'heure où les

daltoniens apprennent qu'il ne fera jamais plus noir


Que sont donc ainsi les d'ores et déjà

les cela-y-serait-ce

les qu'est-ce donc

opposés aux forces laconiques

du oui

ou

du non

survenus au moment où la mort


Ce ciseau millénaire interrompt

toute pensée discursive

tout état corporel

toute naïveté de contemplation

 

Écrit à Voze di Noli, le 12 juillet 1977, ce poème fit fonction de préface dans le catalogue (“d'un luxe raffiné”, dixit Koenig) de l'exposition chez Regisartcontemporanea à Finale-Ligure de '20 personnaggi', de grands collages par Erro, dont le vernissage eut lieu le 30 juillet.

Ce n'est certes pas le texte le plus percutant de Théodore Koenig, mais il témoigne de son amitié pour Érro, qu'il fréquenta dès le début des années soixante et dont il conservera quelques œuvres marquantes. Il évoquera sa première visite, en 1966, à l'atelier du peintre:

Au 12 de la rue de Bucy, il conçoit et entasse des trésors d'imagination dans une mansarde-atelier où défilent, sous nos yeux, en manifestation acryliques la démesure encyclopédique de son art. Un peu comme dans la visite à l'atelier de Manet, ce n'est pas le modèle qui manque. Nous voilà bientôt, nous adonnant à toute sorte d'exercices, clignant des yeux, nous servant de nos mains en guise de cache, invoquant Dürer, les problèmes du daltonien et ceux, infiniment insondables de la critique irrecevable aux veines vides qui parle d'art sans palper ni sentir, fixant un intérêt par contumace, sur reproductions, accrochant à son mur les pires croûtes ascentionnelles...

*

Poète injustement enterré, Théodore Koenig (1922-1996) demeure toutefois incontournable en sa qualité d'animateur de la revue Phantomas, dont la livraison sur la 'Belgique sauvage' fit époque.

L'influence de Koenig sur le surréalisme et la littérature québécoise est moins connue.

Ingénieur chimiste spécialisé dans les cuirs venu exercer son métier dans les tanneries de Montréal, Koenig eut une influence certaine sur le surréalisme au Canada français. Ami d'Alechinsky, Koenig est le collaborateur officiel pour le Canada de la revue du mouvement Cobra, où se regroupent les surréaliste-révolutionnaires. Il collabore dès le premier numéro à la revue Cobra, dans lequel se trouve encarté le 'Cinémasurréalistefeste', signé: “Le Groupe surréaliste-révolutionnaire, ses amis, ses voisins”. La même année, le jeune écrivain, peintre et graveur québécois Roland Giguère (1929-2003) fonda les éditions Erta.

Koenig y publie ses premiers recueils en tirage extrêmement limité: Decante (1950), Clefs neuves (1950), Le poème mobile (1951) et Le Jardin zoologique écrit en mer (1954). De 1954 à 1963, Roland Giguère séjourne à Paris, où il participe aux activités du groupe 'Phases' et du mouvement surréaliste.

Henri-Floris JESPERS

(à suivre)


Orientations bibliographiques:

André-G. BOURASSA, Surréalisme et littérature québécoise, éditions L'Étincelle, Montréal, 1977.

Théodore KOENIG, Histoire de la Peinture chez Phantomas, Bruxelles, Éditions Lebeer-Hossmann, 1990.


www.lesalondart.be

http://caira.over-blog.com/article-erro-a-paris-et-a-bruxelles-50-ans-de-collages-

 

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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /2010 01:27

erro-portrett2.jpg

Le Centre Pompidou présente jusqu'au 24 mai une rétrospective des collages de l’artiste islandais, première présentation muséale consacrée uniquement à l’œuvre découpée et collée d'Erró. Membre éminent depuis 1964 du groupe 'figuration narrative', Erró utilise le collage pour exercer un regard critique, ironique et humoristique sur la société de consommation, la politique, le sexe, la guerre ou l’histoire de l’art.

Les collages d'Erró, datant de 1958 pour les plus anciens jusqu'aux plus contemporains, puisent à des sources variées, principalement dans la presse. Erró allie, notamment dans sa série des méca-make-up, des visages de mannequins découpés dans des titres féminins à des éléments mécaniques tels des objectifs d'appareils-photo ou des carrosseries de voitures. Des « comics » américains ou des images de propagande chinoise, russe ou cubaine voisinent avec des reproductions de la peinture classique, des revues scientifiques ou encore des images publicitaires. 

Favorisant les chocs visuels et mêlant les temporalités et les espaces, les créations d'Erró sont cocasses, troublantes, empreintes d'humour et de dérision. Éminemment politique et critique, son œuvre dénonce la guerre (de celle du Vietnam à l'invasion américaine en Irak), les pouvoirs totalitaires ou la consommation de masse. La conquête spatiale lui inspire aussi de nombreux collages où des cosmonautes côtoient des odalisques d'Ingres.

*

Errosalon.jpg

Après avoir exposé des peintures, des pastels et des estampes d'Antonio Seguí, lui aussi membre de la 'figuration narrative' (voir le blog du 26 février*), le salon d'art présente des collages (1958-2008) & plaques émaillées d'Erró.

Ce n'est pas sans un humour certain que Jean Marchetti a choisi le collage datant de 1958 qui illustre l'invitation à cette exposition (reproduit ici) qui reprend également un texte de l'artiste.

Je suis toujours à l'affût d'images, de documentation, de revues, de catalogues et de dictionnaires illustrés. J'ai besoin de matériel efficace et, au cours de mes voyages, je fouille partout chez les soldeurs de livres, dans les kiosques. J'accumule une quantité énorme de matériel et, lorsque j'ai réuni beaucoup d'images se rapportant à un thème, c'est signe de commencer une série. Le processus consiste ensuite à sélectionner les images, à les “marier” ensemble pour en faire des collages, puis des tableaux.

Il y a des sortes de lois qui permettent à des séries d'exister dès l'instant où elles en ont trouvé d'autres pour fonctionner picturalement. Je cherche ainsi, parfois longuement, le ou les documents qui vont donner vie à des images stockées. Pour que le mariage puisse se faire entre documents, il faut que je sente la possibilité d'une tension commune. Parfois leur accord tient à la force de leur affrontement.

Afin d'être habité par le sentiment que “tout peut arriver”, je m'efforce de me trouver dans une totale disponibilité technique et mentale. La peinture représente pour moi une sorte de voyage à travers les formes, les espaces, les styles et non la défense d'un territoire formel précis.

Face aux images collectionnées (tableaux de Van Eyck ou de Picasso, photographies, bandes dessinées) se manifeste un irrespect tendre. D'ailleurs, la vraie tendresse s'accompagne peut-être toujours d'un certain irrespect. Elle ne supporte pas la vénération et une attitude trop distante.

Il me semble que je suis comme une sorte de chroniqueur, de reporter, dans une énorme agence qui rassemblerait toutes les images du monde, et que je suis là pour en faire la synthèse. Mais, à y bien réfléchir, est-ce que Rubens travaillait autrement? Il avait amassé à Rome un énorme matériel documentaire et il avait un nombre incroyable d'assistants. C'est un peu pareil, à cette différence près que, pour moi, tous les jours, des centaines de photographes, dessinateurs, éditeurs et autres jouent le rôle d'assistants.

*

Un prochain blog (décidément, je préfère l'orhographe préconisée au Québec: blogue, mais je respecterai la convention, imposée subrepticement par la langue de l'Empire) sera consacré à l'œuvre d'Erró. (HFJ)

Centre Pompidou, jusqu'au le 24 mai.

Salon d'art , jusqu'au 17 juillet.

Rue de l'Hôtel des Monnaies, 81, 1060 Bruxelles.

Salon ouvert du mardi au vendredi de 14 à 18h30. Le samedi de 9h30 à 12h et de 14h à 18h.

www.lesalondart.be

(*) http://caira.over-blog.com/article-le-salon-d-art-antonio-segui-chroniqueur-sarcastique-de-b-madoff-45686310.html

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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /2010 23:52

L’écrivain et mathématicien Denis Guedj, professeur d’histoire et d’épistémologie des sciences mais aussi comédien et scénariste, est mort samedi à l’âge de 69 ans, a annoncé sa famille.

Né en 1940 à Sétif (Algérie), il est l’auteur de nombreux essais et romans mettant en scène les sciences, les mathématiques et leur histoire. Il a collaboré au quotidien Libération jusqu'à 1997, écrivant des chroniques qui ont été rassemblées dans l’ouvrage La gratuité ne vaut plus rien (Le Seuil 1997).

Denis Guedj a atteint la notoriété en 1998 avec la publication de son roman Le Théorème du perroquet (Seuil), une odyssée sur l’origine et la petite histoire des mathématiques. Dans ce livre entre récit d’aventure et polar, il fait revivre la naissance des mathématiques, les lieux où elles ont été créées. On y apprend par exemple que les «chiffres arabes», de 1 à 9, ne sont pas si arabes que cela…

Il a aussi publié en 2000 Le Mètre du monde (Seuil) dans lequel il raconte comment le système métrique décimal s’est imposé pendant la Révolution française.

En 2005, il a publié un roman sur l’invention du zéro, à travers la vie de cinq femmes, à cinq époques différentes dans Zéro (Robert Laffont), et en 2007, chez le même éditeur Villa des hommes dans lequel il fait se rencontrer en 1917 dans un hôpital psychiatrique un vieux mathématicien allemand célèbre et un jeune soldat français.

Au cinéma, il a notamment écrit et réalisé une fiction documentaire La vie, t’en as qu’une en 1978. Il était enseignant à l’université Paris VIII.

(Source AFP et Libération)

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Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /2010 15:46

 

À l'occasion de la Présidence espagnole du Conseil européen, le film culte de Louis Buñuel, El Angel Exterminador, sert de fil conducteur à un projet d'art contemporain sans précédent. Près de trente artistes parmi les plus marquants de la scène ibérique actuelle livrent leur propre vision de la claustrophobie, dans un espace confiné, presque oppressant...

En écho, cinq performances inédites qui sondent l'enfermement, mais aussi un étonnant “spectacle d'architecture”, une carte-blanche offerte à un réalisateur, sans oublier bien entendu la projection du film de Buñuel.

*

Allégorie du film éponyme de Luis Buñuel, l'exposition El Angel Exterminador explore l'ambivalence entre le besoin viscéral d'évasion et le désir tout aussi enfoui de s'isoler. Mais lorsque la claustrophobie s'installer, surgit alors la nécessité de s'adapter, l'urgence même d'apprendre à vivre avec des contraintes aliénantes. À travers peintures, scuptures, photographies, vidéos et installations, vingt-sept artistes espagnols d'aujourd'hui mettent en scène la notion de “limite”. Un véritable tableau vivant dont il faut bien s'échapper.

*

Un soir, après l'opéra, un groupe de notables de Mexico sont conviés dans la luxueuse demeure de l'un d'eux. Après le dîner, ils s'installent tous dans le salon et, pour une raison inexpliquée, ne parviennent plus à en sortir...”

Luis Buñuel

*

La première manifestation aura lieu le 29 avril à 20h30. Dans Buñuel, en guerra, performance-conférence inédite fruit de longues recherches, Paco Cao passe en revue la vie de Buñuel, s'attardant sur son passage éclair au MoMa (New York), et les repérages qu'il aurait entrepris à Bruxelles pour El Angel.


Palais des Beaux-arts Bruxelles

Entrée: rue Ravenstein 23, 1000 Bruxelles.

Mardi-dimanche de 10 à 18 h.

Tickets, réductions etc. : voir www.bozar.be

 

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Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /2010 04:54

Lire.jpg

Le mensuel Lire, une publication du groupe Express-Roularta, publie une enquête sur un tabou: 'Ce que gagnent les écrivains'.

François Busnel souligne dans son éditorial que le travail de l'écrivain

a une valeur qui n'est pas seulement esthétique ou intellectuelle mais qui doit trouver sa traduction en termes monétaires. Ce qui est scandaleux n'est pas ce que gagnent les écrivains mais ce que les écrivains ne gagnent pas...

La répartition des gains pour un livre vendu 20 € est éloquente: 6,60 € vont au libraire; 4,40 € au distributeur; 2 € à l'imprimeur; 1,10 € à l'État (TVA). L'éditeur encaisse entre 3,40 et 5 € et l'auteur entre 1,60 en 2,40 €.

(HFJ)

Lire, avril 2010, 106 p., ill., 5,90 €.

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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /2010 16:38

Le travail d'Emanuele Benedetti (°Trente, 1978) traite souvent de la nature humaine et de sa relation avec la vie sociale, politique et anthropologique. La vidéo, la photographie, l'installation et la performance constituent les moyens d'expression qu'il privilégie. Ses projets sont constitués de plusieurs pièces ayant déjà en soi une propre signification mais qui, formant un tout, deviennent les maillons d'un ensemble plus complexe.

BenedettiTapis.jpg

Bien que Benedetti développe souvent une approche de type pour ainsi dire conceptuel, ses travaux n'en sont pas moins relativement directs, caustiques et ironiques. Il se déclare fasciné par le mouvement du “micro au macro” qui mène au paradoxe et au conflit. C'est qu'il s'agit de réfléchir sur la relation entre l'individu et le contexte, entre la nature humaine et les structures, qu'elles soient publiques ou privées.

Emanuele Benedetti participe à l'exposition “Luc Fierens & Réseau/Rete”.

EXIT11

Château de Petit-Leez

rue de Petit-Leez 129

B 5031 Grand-Leez

www.exit11.be

Du 11 avril au 27 juin. Samedi et dimanche de 10h à 18h ou sur rendez-vous du lundi au vendredi. Vernissage le dimanche 11 avril à partir de 15h.

http://www.yicca.it/files/Emanuele%20Benedetti.pdf

 

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