Le Bulletin ça ira: historiographie de la revue d'avant-garde du même nom (1920-1923) et des éditions (Michaux, Pansaers e.a.)
Amie de longue date du peintre Dan van Severen, Lucienne Stassaert consacra un cycle de poèmes aux dessins de Van Severen, intitulé “Al nader en nader” (Lucienne Stassaert, Afscheidsliedjes, Leuven Uitgeverij P, 2001), dont la traduction française a été publiée dans le Cahier international de littérature Archipel (no 15, 2000).
Plus dénué, dénudé
Il situe le temps
sous le signe
d'une croisée
s'assure
de la liberté
et cède à la lumière
l'échappée dépouillée
d'un blanc silence
qui le met en mouvement
*
Comment à plusieurs reprisess
sa main, hésitante,
ouvre l'espace
découvre la trace d'un signe
enfin
l'inexprimable
habite la blancheur
avant de se lover, toujours plus absent,
sur un inéluctable point de fuite
*
Dan, parmi le deuil
d'une paix perdue
ce qui, vivace
se retire
contient un signe
qui se déride, cruciforme
dans tes mains,
jusqu'à atteindre
la limite de ta vie
afin de léguer sa qualité
dans une abondance
d'absence
l'affranchir
de tout ce qui lie
à la douleur la vacuité
Lucienne STASSAERT
(traduction du néerlandais: Henri-Floris Jespers)