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Le Bulletin ça ira: historiographie de la revue d'avant-garde du même nom (1920-1923) et des éditions (Michaux, Pansaers e.a.)

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Il y a une demi-siècle : les cours de Paul Neuhuys

Après la guerre, l’école ouvrière supérieure (Arbeidershogeschool) à Anvers, créée en 1922, fut rebaptisée école supérieure Institut Emile Vandervelde (Volkshogeschool Instituut Emile Vandervelde).

Le vendredi 3 octobre 1958, de 19 à 20 h, Paul Neuhuys y donne son premier cours de l’année académique 1958-1959, consacré à la « poésie du moyen âge : des chroniqueurs et rhétoriqueurs ». Il se donnait corps et âme à cette tâche pédagogique « plus honorifique que lucrative », qu’il assumait depuis l’année 1951-1952.

Le programme du « cours succint de littérature française » de l’année académique 1958-1959 comprenait 18 leçons d’une heure, données le vendredi de 19 à 20 h, et englobait :

La Poésie du moyen âge : chroniqueurs et rhétoriqueurs.

Les Humanistes de la Renaissance et la Pléiade.

Les Précieux et les Moralistes.

Le Siècle de Louis XIV.

Voltaire et l’Encyclopédie.

Le Romantisme.

Le Réalisme : de Balzac à Flaubert.

Le Naturalisme de Zola.

Baudelaire et le Symbolisme.

La subversion dada.

L’Existentialisme de Sartre.

Le Surréalisme et ses ramifications actuelles.

 

Le « cours pratique de littérature contemporaine », consistant en « lecture et conversation sur des textes appropriés », comprenait lui-aussi 18 leçons d’une heure, données le vendredi de 20 à 21 h.

Les deux cours de Neuhuys s’adressait  “à des élèves suffisamment familiarisés avec la langue française”.

Il était adulé par ses étudiants, ce dont je puis témoigner personnellement. Il notera dans son journal :

« Au cours de ces leçons, il me venait des trouvailles : Commynes fut le plus intelligent des chroniqueurs, mais il n’avait d’intelligence qu’avec l’ennemi… Les poètes de la Pléiade étaient surtout des espiègles qui aimaient sauter la haie des convenances… Stendhal, un hyperémotif de la chasse au bonheur…

Mes élèves me disent : « J’adore ce cours… Vous êtes un charmeur… On vous aime bien… » Comment n’être touché par tant de gentillesse. »

 

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