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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 19:53

 

Le poète et dramaturge gantois Edgar Tant (1889-1963) semble bien tombé dans l'oubli le plus opaque. Les catalogues des bibliothèques belges, de la Bibliothèque Nationale (Paris) et de la British Library (Londres) recensent plus de trente-cinq titres. Nulle trace de cet écrivain dans les ouvrages de références et un manque quasi total de littérature secondaire, si ce n'est une plaquette illustrée de 21 pages, Les derniers ouvrages d'Edgar Tant / par cinq auteurs différents: Victor Rousseau, Alex Pasquier, Charles Desbonnets, Georges Soyer et Adèle Durieux-Gillet (Gand, Van Melle, 1946), que je n'ai pas encore consultée. Il en est de même d'une traduction que seule la Bibliothèque de l'Université de Gand conserve, dont voici la fiche signalétique:

Tant (Edgar) V. Croin (C.C.A.), La Nationalité belge. Lettre-préface de Henri Pirenne. Traduit du Hollandais. Gand, L. Vanmelle, 1932, 8°, 49 p.

Je me recommande vivement auprès de mes lecteurs : tout renseignement bibliographique et / ou biographique sera accueilli avec gratitude.

Henri-Floris JESPERS

hfj@skynet.be


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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 06:01

 

VanBastelaere.jpg

Dirk van Bastelaere (°1960) fait figure de poète emblématique de la postmodernité en Flandre. Daniel Cunin présente avec brio en traduction du néerlandais une anthologie composée par les soins du poète. Regroupés en séries, les poèmes de Van Bastelaere se réfèrent au cinéma hollywoodien, à la peinture contemporaine, aux standards du rock, mais aussi, ce qui est plus inattendu, aux figures de la piété christique.

Van Bastelaere a fait paraître une dizaine de recueils et a reçu plusieurs prix littéraires. Il s'affirme également comme théoricien et n'hésite donc pas de compléter cette anthologie par un essai usant notamment des écrits et des concepts de Jacques Lacan, de Roland Barthes et de Julia Kristeva.

Traducteur émérite, Daniel Cunin est détenteur de deux DEA, l'un en Droit (Aix-en-Provence), l'autre en Études germaniques (Paris IV-Sorbonne). Il a enseigné le néerlandais et a été chargé de cours de traduction littéraire à la Sorbonne-Paris IV, département de néerlandais. Cunin a traduit de nombreux romans, chez Gallimard, Actes-Sud, Héloïse d'Ormesson et Le Rouergue.

Dirk VAN BASTELAERE, Splash!, Paris, Les Petits Matins, 185 p., 12 €. ISBN 978-2-915-876987-2.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 08:03

 

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Phantomas 68-72. En couverture: dessin de Raould Hausmann, 1966

Mes travaux sur Paul Neuhuys et Marcel Lecomte m'amènent à consulter la livraison 68-72 de Phantomas, datant de mai 1967. J'y retrouve les textes de Marcel Broodthaers, de Joseph Noiret, de Marcel et Gabriel Piqueray, de Jacques Meuris, de François Jacqmin, de Pierre Puttemans, de Théodore Koenig, de Sergio Dangelo et de Jean Dypréau à la mémoire de Lecomte, décédé le 19 novembre 1966.

Au lieu de me contenter de transcrire la citation qui me hantait, je me livre sans vergogne au vice impuni. J'y relis donc, dans la rubrique 'Aristarkophilies', des notes de lecture qui, avec une distance de plus de quatre décennies, réveillent en moi de nombreux souvenirs. J'y découvre surtout un articulet de Théodore Koenig (1922-1997), chroniqueur obstiné, consacré aux plus belles pages de Saint-Pol-Roux, parues au Mercure de France (Paris, 1966, ix-xxv, 296 p.) avec une introduction d'Alain Jouffroy (°1928). En 1967 je ne connaissais que vaguement “le Magnifique”, grâce à l'anthologie de Ad. Van Bever et Paul Léautaud, Poètes d'aujourd'hui (Mercure de France, Paris, 1917) et, bien sûr, par les manifestes du surréalisme d'André Breton, que j'avais lus en janvier 1963 dans cette belle édition à couverture orange parue chez Jean-Jacques Pauvert.

Quoi qu'il en soit, je n'avais plus mémoire d'un texte de Koenig sur Saint-Pol-Roux, raison de plus de le republier ici intégralement.

*

Voici reprises, faut-il le redire, les plus belles pages du grand poète qui, du haut de la tour de son manoir, inondait discrètement la France de ses écrits. La France noyée, mais de façon fort mesurée, car ce n'est pas parce que la plus grande partie des poèmes de Saint-Pol-Roux a vu le jour au Mercure de France qu'on l'a beaucoup apprécié de son vivant. Une manière de cabbale, un fichu destin, les injustices du silence. De ce silence qui, à la longue, finit par en dire trop, qu'il faut bien que la consigne du mutisme embouche les trompettes que l'on sait. Ah ! que les imbéciles encore vivants devraient en vouloir à cette satanée taciturnité ! Preuve qu'à cette époque la France était bourrée de niais dans le milieu de la critique et des lettres. Car il faut lire pour se démontrer cette assertion, il faut lire ce qu'alors on devait trouver inintéressant ! Celui qui a écrit « l'imagination, c'est la moisson avant les semailles » va peut-être enfin conquérir d'innombrables lecteurs ? Mais qui sait ? cher Saint-Pol-Roux sera-ce prouvé ? Voilà donc de ce poète frais comme la fraîcheur elle-même, des lignes et des poèmes, voilà un de ces hommes que tout pays civilisé devrait souhaiter voir naître plus nombreux par siècle. Un véritable artiste qui ne vécut que pour son œuvre, horripilé par la truanderie des capitales. Un solitaire inspiré dont l'œuvre, suite à des machinations comme en connaissent encore trop d'authentiques artistes contemporains, est resté dans l'ombre. La préface d'Alain Jouffroy aide dans toute l'acception du terme à l'accès de ce temple dont il s'agirait d'urgence de franchir les marches.

*

Le Bulletin de la Société des Amis de Saint-Pol-Roux, exhibant une couverture ivoire, qui est la couleur des beaux papiers qui veillissent bien, se propose de réunir, dans chacune de ses livraisons, des documents (iconographiques, bibliographiques) rares ou inédits, éclairant un aspect de la vie ou de l'œuvre du poète. À terme, cette publication constituera donc une intéressante source d'informations pour les curieux, chercheurs, amateurs de littérature symboliste, fini & antéséculaire, et d'abord à destination de tous ceux que la poésie de Saint-Pol-Roux bouleverse ou, simplement, ne laisse pas indifférent.

La Société des Amis de Saint-Pol-Roux est animée par l'infatigable Mikhaël Lugan qui publie le résultat de ses recherches érudites non seulement dans le Bulletin, mais également sur l'excellent blog Les Féeries intérieures.

Mikhaël Lugan

33, rue Montpensier

64000 Pau

harcoland@gmail.com

www.lesfeeriesinterieures.blogspot.com

HFJ

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 16:19

 

espaceNord.jpg

Le jeudi 23 décembre, la ministre de la Culture, Fadila Laanan (PS) a fait adopter par le gouvernement de la Communauté française, la convention de cession du catalogue de la collection Espace Nord par la SA Tournesol Conseils à la Communauté française. Tournesol Conseils ne souhaitant en effet plus poursuivre l’édition de la collection.

Tournesol Conseils, la structure fondée par Luc Pire en 1991, a introduit une demande en réorganisation judiciaire. Le groupe RTL, entré dans le capital en 2005, avait racheté la totalité de la société en février 2010. La chaîne l'avait ensuite revendue en juin dernier à l'homme d'affaires Alain Van Gelderen, administrateur-délégué de De Rouck Geomatics.
La structure abrite les éditions du "Grand Miroir", "Renaissance du Livre" et tout le pôle littérature de "Labor".

La Collection Espace Nord fut créée au début des années 80 afin de republier en format poche le patrimoine littéraire belge francophone devenu indisponible. Au départ, une convention avait été conclue entre le Ministère de la Culture et les Editions Labor pour la publication annuelle d’une dizaine de titres. À ce jour, la collection Espace Nord, unanimement reconnue pour sa qualité, compte 300 titres à son catalogue. Par le biais de convention avec les propriétaires successifs d’Espace Nord, pour soutenir la publication de nouveaux titres et la réédition de titres épuisés, la Communauté française y a déjà investi deux millions d’euros sur trente ans.

Si la Collection Espace Nord est passée, durant son existence, dans les mains d’entrepreneurs ou d’entreprises différents, la Communauté française a toujours veillé à soutenir cette collection et à en assurer la pérennité. C’est encore le cas aujourd’hui, puisque le Gouvernement a décidé de procéder à l’acquisition des activités éditoriales relatives à la Collection. Ce qui inclut les marques, enseignes, appellations, noms de domaines ; les stocks d’ouvrages en possession de la SA Tournesol Conseils (environ 180.000) ; les contrats d’auteur ; le matériel éditorial, les documents administratifs et les archives ; les maquettes des ouvrages, textes, épreuves, catalogues, documents promotionnels, bases de données sur tous supports.

Un budget de 150.000 euros a été affecté à cette acquisition. La cession sera effective le 1er avril 2011.

Le gouvernement a par ailleurs chargé l’administration de formuler à bref délai des propositions concrètes quant à la poursuite de l’activité éditoriale, propositions qui devront allier édition papier et édition numérique, dans le cadre de l’action menée par la Communauté française sur la numérisation du patrimoine.

La ministre Laanan a chargé son administration de formuler rapidement des propositions concrètes pour la poursuite de l’activité éditoriale, alliant édition papier et édition numérique.

« À partir du moment où la Renaissance du livre se désengageait de l’édition littéraire pour se recentrer sur d’autres domaines, il y avait un vrai risque que la collection soit revendue, en France, par exemple, et dissoute dans une collection de poche, explique Jean-Luc Outers, le directeur du service du Livre de la Communauté française. L’éditeur aurait repris les titres les plus rentables et le reste du catalogue aurait disparu. Le gouvernement a donc lancé une opération de sauvetage de la collection, pour la mettre à l’abri des spéculateurs, dans une optique de service public ».

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 10:07

 

Concluons cette évocation de la compilation sonore par la troisième génération d’avant-gardistes en Belgique. Achille Chavée, le poète révolutionnaire est encore présent. Cette fois-ci, il n’est plus question d’évoquer des souvenirs de l’entre-deux-guerres mais de lire quelques uns de ses meilleurs poèmes ou aphorismes : « Il est interminable le chemin qui mène à soi-même ». Il voit dans l’aphorisme un « système d’auto-défense », un «  équilibre entre le lyrique et le réel ».

Comment Pol Bury est-il passé de la peinture à la sculpture ? Grâce à Calder. En transplantant sa démarche (« le mouvement, le jeu des mouvements dans l’espace ») sur une surface.

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La première génération, c'est Pansaers. La deuxième, c’est Magritte. La troisième, c’est Dotremont et son écriture spontanée, le logogramme : « Quand je me trouve devant ma feuille de papier, le texte n’est jamais préétabli. Et tout d’un coup, je fonce, et en même temps que j’invente le texte, j’invente l’écriture ou plutôt je trace mon écriture d’un texte très libre. C’est toujours l’alphabet latin, notre maigre alphabet latin que j’essaie de densifier, que j’essaie de faire danser en agglomérant les lettres, en les distendant, en séparant les mots, en coupant les mots, en les disposant de mil et une manières diverses mais tout ça toujours très spontanément. Et ce qui m’intéresse le plus, c’est l’interaction entre l’invention que je fais du texte, du poème ou du texte aphoristique, ou de la prose, l’interaction de cette intention verbale et de l’invention graphique ».

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L’inclassable André Blavier nous explique ce qu’est un fou littéraire : « Un fou littéraire, c’est un mec qui arrive à publier à force d’économies et à compte d’auteur, quelque chose de littéraire, de scientifique, de philosophique, de moralisateur, tout ce qu’on veut, de métaphysique, d’astronomique si j’aime beaucoup, qui ne rencontre absolument … . C’est ça la caractéristique parce que c’est publié à compte d’auteur, parce qu’il ne trouverait pas d’éditeur, parce que ça ne rencontre aucun écho ni sur le plan social, ni économique, ni littéraire, ni critique. Cela reste une œuvre isolée. » Rappelons à ce propos qu’une version augmentée de l’encyclopédie des fous littéraires a été réédité et qu’unInstitut International de Recherches et d’Explorations sur les Fous Littéraires (IIREFL) perpétue l’œuvre du pataphysicien ( www.fous-litteraires.over-blog.com).


Phantomas et Daily-Bul sont représentés par Koenig, Piqueray, Havrenne.

Encore une fois, nous avons droit à des questions idiotes de journalistes (Pierre Crasson, Paul Hellyn) et au fur et à mesure de l’entretien, les interviewers s’enfoncent. Cette fois-ci, c’est Mariën qui s’y colle :

PC -Marcel Marien, cinéaste, poète, euh… dessinateur, je crois, peut-être peintre aussi, je ne sais pas, pas tout à fait, euh… qui êtes-vous au fait ? »

(Mariën grommelle)

MM -Il n’y a pas moyen de répondre à des questions pareilles. »

(rire)

MM -Tu veux que je me couche ? On va faire comme dans les catalepsies. Je me mets sur les deux dossiers de la chaise. Tu vas m’interroger. Pose ta question, je vais y répondre. »

PC -Cinéaste, poète, peintre, je ne sais pas. Mise à part de tout cela, je crois que Mariën est autre chose… 

MM -Euh… C’est possible…

PC-Alors, qui est-il ? Comment pourrais-tu te définir ?

MM-Ça, c’est l’approche des temps modernes (rire). Je ne peux pas me définir parce que j’en ai pas envie. Je n’en vois pas la nécessité

Renée Demeester- C’est la question qu’il ne fallait pas demander.

MM-Je ne suis pas un médecin légiste. J’ai des ennuis. J’ai des machins à mon pouce. Si je devais faire une empreinte digitale, … c’est drôlement mal foutu.

PH-Est-ce que vous n’êtes pas un peu beaucoup un révolté ?

MM-Moi, j’ai toujours désiré devenir un personnage du troisième âge. Quand j’avais cinq ans, je pensais aux pensionnés. Quand je travaillais dans un bureau, on parlait toujours de la retraite et d’aller dans un hospice. Et puis j’ai vu un hospice dans un film d’Antonioni, j’ai eu peur alors … tu vois déjà qui je suis. Alors,…ça va pas. Je vais lire mon texte. (rire)

PC-Bon, je me rends compte que ça ne vas pas.

MM- Non, mais il faut s’enfoncer.

PC-Je ne sais pas. Je pourrais par exemple attaquer beaucoup plus ferme. Euh.. Le groupe surréaliste…

MM-Le groupe surréaliste ?

PC-Il était fondé, créé ? Tu y as adhéré.

MM-On n’a jamais été fondé. On n’a jamais adhéré. On participait au groupe surréaliste.

Cette interview illustre bien que les clichés ont la vie dure et perdurent encore actuellement. Il suffit de voir les différentes interviews réalisées autour de l'ouverture du musée Magritte. Bref, cela montre d’autant plus l’importance de ces enregistrements sonores.

Robin DE SALLE

« Le groupe surréaliste révolutionnaire, Dotremont et Broodthaers : 1939-1978 » dans : L'anthologie sonore de l'Avant-garde en Belgique, 1917-1978, Bruxelles, éd. Sub Rosa (149-151 Avenue Ducpétiaux 1060 Bruxelles info@subrosa.net), Volume 3 , 16 Sep 2008.

Tracklist

1. Achille Chavée - Etant À Tout Jamais Lié De Par Mes Gestes Oubliés (1:57)

2. Achille Chavée - Angoisse (1:53 )

3. Achille Chavée - Dictée (1:20 )

4. Achille Chavée - Aphorisme Comme Système D'Auto-Défense (0:48 )

5. Achille Chavée - Trois Aphorismes (0:26 )

6. Pol Bury - De La Peinture À La Sculpture En Mouvement (11:26 )

7. Christian Dotremont - En Laponie, Livre De Bord (11:10 )

8. André Blavier avec Odette Blavier - Ubu Rwè Mètou È Lîdgwès (0:48 )

9. André Blavier - Les Fous Littéraires (1:00 )

10. Théodore Koenig - Propos Sur Marcel Havrenne (1:51 )

11. Marcel Piqueray - L'étrange Histoire Du Grand Chien Saintongeois (3:20 )

12. Marcel Mariën - L'entrevue Du 29 Janvier 1973 (7:55 )

13. André Balthazar - La Fondation Du Daily-Bul (3:28 )

14. André Balthazar - La Langue (1:20 )

15. André Balthazar - Manu Loûrik (2:06 )

16. Marcel Broodthaers - Apprentissage Et Filiation (4:58 )

17. Jean-Pierre Verheggen - Monsieur Panurge (0:48 )

18. Jean-Pierre Verheggen avec Jacques Bonnafé - Toutes Les Langues (Ma Langue De Fond) Et Commentaires (9:02)

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 17:48

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Luc et Thierry Neuhuys (copyright Gaëtan Faïk)

 

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Luc et Thierry Neuhuys (copyright Gaëtan Faïk)

 

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Henri-Floris Jespers et Peter Pauwels (copyright Gaëtan Faïk)


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De gauche à droite: Luc Neuhuys, René Broens, Valerie Verhack, Robin de Salle, Mieke de Loof (copyright Gaëtan Faïk)

 

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Jean-Marie Aendekerk et Robin de Salle (copyright Gaëtan Faïk)

 

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Hendrik Carette et Rik Sauwen (copyright Gaëtan Faïk)

 

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Henri-Floris Jespers et René Broens (copyright Gaëtan Faïk)

 

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Jean-Marie Aendekerk (copyright Gaëtan Faïk)

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 01:08

Scrompahles

Et nous vous recommandons tout spécialement les...

Spécialités Maison

Nos Œufs

 

Œufs durs contrariés (avec marteau adéquat)

Œuf centenaire dans sa coquille d'origine

Œufs calcinés een cocotte de raphia

Omelette à la bave de crapaud

Œuf assermenté pour tête de lard

Œufs pochés saupoudrés de comédons grillés

Miroir d'œufs concaves décomplexé

 

Nos chocolats

 

Chocolat au lait de seins doux

Chocolat au cœur d'artichaut froid

Cimaise en chocolat noir d'époque

Dame noire blanchie à la chaux vive

Mousse de chocolat ramolli à l'huile de ricin

Chocolat fourré à la lave du Popocatepetl

Briques cimentées au chocolat mou de veau

Si vous souhaitez commander la carte (gastronomique) concoctée par Alain Germoz, envoyez un courriel à dessertdelune@skynet.be. Un exemplaire de la version complète du dessert "Le caribou mal équarri" d'Alain Germoz vous sera offert avec votre commande.

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 03:24

 

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Décidément, Alain Germoz (°1920) ne cessera de m'étonner. Lors de notre récent entretien au café Point.final, me confiant un exemplaire duFou rire de la Joconde, il soulignait que nous vivons dans un monde ou il y a de moins en moins de quoi rire.

Je termine la lecture de ce petit livre (“digne des 'propos des buveurs' de Rabelais [qui] se permet toutes les insolences et même pire”, dixit Paul Van Melle dans Inédit nouveau) et je constate, une fois de plus, que le sourire est la perfection du rire et qu'il n'y a de pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous.

Je reviendrai bientôt sur ce Fou rire de la Joconde (publié par Les Carnets du Dessert de Lune "pour le plaisir de partager une certaine désobéissance”) qui sape les certitudes et conteste volontiers ce qui est prétendument incontestable.

Henri-Floris JESPERS


Alain GERMOZ, Le fou rire de la Joconde. Variations sur un thème trop (mé)connu, Bruxelles, Les Carnets du Dessert de Lune, 2010, 68 p.

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 03:19

 

Scrompahles.jpg

Publié en 2000 sous forme d'un dépliant dans la collection Dessert “Le Caribou mal équarri” donnait des extraits de la carte (gastronomique) concoctée par Alain Germoz. Les Carnets du Dessert de Lune ont le savoureux plaisir d'en publier l'intégralité dans la collection Pousse-café, sur des papiers bouffants, cela va de soi...

Signalons  quelques entrées pour la bonne bouche...

Canapé de virgules aux effluves d'aisselle

Chignon de salsifis clabaudés en grisaille

Petites morves au parfum de rhinite

Marinade de verrues trilobées

Caca d'oie sauté à l'estragon

Picaillons pilés dans leur coquille de seins doux

Les crudités obscènes et obsolètes

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 14:12

 communique bull 4041

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