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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 03:40

Voici les statistiques du mois d'avril, enregistrées par over-blog.com:

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Depuis la création du blogue, le 26 janvier 2008, nous avons publié 238 articles.

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 00:19

Le mercredi 8 avril, Nele Bernheim et les frères Luc et Thierry Neuhuys ont présenté le 37e numéro du Bulletin de la Fondation ça ira à la Fleur en papier doré à Bruxelles.

Introduisant Nele Bernheim (cf. le blogue du 30 mars), Luc Neuhuys rappela que ce fut il y a un peu plus de 59 ans, le vendredi 13 janvier 1950, que le légendaire Geert Van Bruaene, tenancier de la Fleur en papier doré, assista à la représentation du Soleil noir.

Il était venu à Anvers avec son ami Camille Goemans pour assister à la création de la pièce de mon père que j'avais mise en scène au Théâtre du Foyer. Étudiant à l'ULB à l'époque j'ai revu quelques fois Geert Van Bruaene pour lui remettre, de la part de mon père, des livres, ou inversement pour ramener des livres de Bruxelles à Anvers … Je me souviens d'un homme aussi véridiquement discret que sincèrement chaleureux.

Consacré à la Maison Norine (1916-1952), un haut-lieu de convergences artistiques durant les années folles à Bruxelles, l'exposé de Nele Bernheim, historienne de la mode, fut suivi avec attention par un public averti.

Nele Bernheim s'est attachée à cerner les synergies qui se sont opérées dans la création du style Norine. Grâce à des recherches têtues et approfondies, en Belgique et aux États-Unis, Nele Bernheim a réussi à mettre méticuleusement en carte le réseau des collaborations artistiques qui créèrent l'image de marque de la Maison Norine et, plus particulièrement, les apports multiples de René Magritte.

Remerciant l'orateur, Thierry Neuhuys évoqua le caractère inédit des révélations de Nele Bernheim qui constituent une contribution décisive à l'histoire de la mode, une discipline par trop négligée en Belgique. En conclusion, il présenta le sommaire du Bulletin 37.

Nele BERNHEIM, Norine Couture, Bruxelles: L’art dans la mode, la mode dans l’art.

René FAYT, Paul Vanderborght et le mouvement de « La Lanterne sourde ».

Henri-Floris JESPERS, Quelques digressions à propos de La Lanterne sourde.

Philippe DE WOLF, Vétilles.

Henri-Floris JESPERS, In memoriam Wannes van de Velde; obiit Dan Van Severen.

Notes de lecture

Pascal PIA, Au temps du Disque vert. Lettres à Franz Hellens (1922-1934). Texte établi et présenté par René FAYT.

F. DASSETTO et G. HERMANT (eds), Eddy Du Perron. Un écrivain néerlandais à Gistoux dans l'entre-deux-guerres 

Manu VAN DER AA, Ik heb de liefde liefgehad. Het leven van Alice Nahon.

En bref

Jean DYPRÉAU, La lueur des mots.

Mark VERSTOCKT, La genèse de la forme.

Parmi le nombreux public: Werner Adriaenssens (Musées royaux d'Art et d'Histoire), Ray van Asten, Jan en Klaartje Bernheim, Mike Carremans, Nadine Chanvillard, Simon Delobel (Verbeke Foundation), Marie-Jeanne Dypréau, René Fayt (conservateur honoraire de la Réserve précieuse des bibliothèques de l' ULB), Christiane Geurts-Krauss, Christian van Haesendonck, Frank Hendrickx (Galerie ArteVentuno), Christa Huijgens (vzw Geert van Bruaene), Henri-Floris Jespers (Centrum voor Documentatie & Reëvaluatie), Jeanine Lambrecht (prof. ém. VUB), Claudine van Laer (asbl Le petit Gérard), Paula Mortelmans (Parlement flamand), Francis Mus (KUL),Christine Neuhuys (Fondation ça ira), Peter Pauwels, Emmanuel van de Putte (CEFF-SFV), Hans Rombaut (Nationaal Biografisch Woordenboek), Robin de Salle (président de l'asbl Le petit Gérard), Rik Sauwen (Bulletin ça ira), Sergio Servellón (Musée Felix de Boeck), Jan Struelens, Koen de Visscher (société coopérative Het Goudblommeke in papier), Arnout Wouters (société coopérative Het Goudblommeke in papier).

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 03:19

Jeudi 2 avril 2009 à 20 h. le film sera présenté en première mondiale au Studio 5 de Flagey, Place Sainte-Croix à 1050 Bruxelles, en présence du réalisateur Jean-Noël Gobron et de l'équipe du film.

En avant-programme sera également présenté le court-métrage «Portrait de mon père aquarelliste » du même réalisateur. Les films seront à l'affiche aux dates suivantes :

- mercredi 8 avril à 20 h.

- samedi 11 avril à 22 h.

- dimanche 12 avril à 18 h.

- mercredi 15 avril à 22 h.

- samedi 18 avril à 20 h.

- vendredi 24 avril à 18 h.

- dimanche 26 avril à 16 h.

-mercredi 29 avril à 18 h.


Info/bande-annonce/trailer, etc. :

www.mariejogobron.com


A propos de Marie-Jo Gobron: voir les blogues du 7, 11, 12 et 13 janvier.

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 05:43


Victime d'une attaque cérébrale, mon ordinateur a perdu la mémoire.

Vous m'obligeriez en m'envoyant un courriel, me permettant ainsi de reconstituer mon carnet d'adresses.

Henri-Floris Jespers

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 10:46



Les Archives & Musée de la Littérature et la Réserve précieuse des bibliothèques de l'ULB proposent une exposition en hommage au poète Paul Vanderborght (1899-1971)


Autour de la Lanterne Sourde, 1921-1931

Cette exposition se tiendra du 3 février au 13 mars 2009,
dans les locaux de la Réserve précieuse des bibliothèques
(Campus du Solbosch, Square J. Servais, Bâtiment A, porte X, avenue F.D. Roosevelt, 50, 1050 Bruxelles).

 

Heures d'ouvertures : du lundi au vendredi, de 14h à 18h.

 

Accès libre.

 

Contacts : Colette De Schutter et Michèle Graye (tél. 02 650 24 23)

http://www.bib.ulb.ac.be/fileadmin/user_upload/Web_Bibliotheques/documents/lanternesourdeRFayt.doc

www.bib.ulb.ac.be

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 05:48

Janus au double visage, l’un jeune et l’autre âgé, dieu romain des arches et des portes, surveillant et protecteur des passages de l’extérieur à l’intérieur, garde le passé et l’avenir toujours présents à ses yeux.

Décembre et janvier sont placés sous le signe de cette déité aussi vigilante qu’impassible qui nous apprend qu’il ne peut être question de n’observer la route que dans un seul sens. Toutes les voies nous sont ouvertes, à condition de n’en emprunter aucune. Déblayer les passages suffira, balayer le passé et l’avenir d’un même regard à la fois naïvement émerveillé et secrètement meurtri.

*

En ce début d’année, les portes du temple de Janus restent hélas ouvertes. Nous ne pouvons ignorer les remous du siècle.

Soyons prudents, car 2009 est placé sous le chiffre du déséquilibre et de la dualité.

*

Comme pour les archers et les maîtres du sabre, il s’agit de tirer sans viser.

Tirer la ligne.

Henri-Floris JESPERS

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 04:00

Le 22 septembre, le 2e prix triennal Michel de Ghelderode a été décerné à Roland Beyen (°1935), professeur honoraire à l'Université de Louvain (K.U. Leuven) et membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises. Officiellement pour son édition du tome VIII de la Correspondance de l'auteur dramatique (cf. le blog du 6 octobre), en réalité pour l’ensemble de ses travaux (évoqués à plusieurs reprises dans notre Bulletin) et plus particulièrement pour son projet de publier les tomes IX et X, ce dernier illustré. Plutôt que de se lancer dans un grand discours sur Ghelderode, le lauréat s’est attaché à raconter quelques anecdotes relatives à ses recherches et à ses aventures et mésaventures ghelderodiennes. Il a bien voulu nous communiquer son texte, dont nous publions ici un dernier extrait (cf. les blogues du 5, 8 et 10novembre).

Lorsque j’apportai mon gros volume de 900 pages à Monsieur Hanse, il me dit, très admiratif : « Maintenant tu vas te reposer pendant trois ans. » J’essayai de me reposer en lisant Belle du Seigneur d’Albert Cohen, Voyage au bout de la nuit de Céline, À la recherche du temps perdu de Proust, Don Quichotte, les poèmes et les romans d’Hugo Claus, mais au bout de neuf mois, fatigué de me reposer, je pris la décision de reprendre la correspondance. Véritable Don Quichotte, je pensais comme en 1980 que l’entreprise n’allait pas me prendre plus de deux ans. Or le tome I, établi comme la Bibliographie sans le secours de l’ordinateur, parut à la fin de 1991. Cela fait donc vingt-huit ans que je consacre presque tous mes loisirs, avec un intervalle de trois ans, à dépister, déchiffrer, annoter la correspondance de Ghelderode, avec autant de de passion qu’au moment du coup de foudre d’avril 1962. Mon ami Jean-Luc Outers voudrait que j’écrive un petit livre sur ma « passion pour Ghelderode », ma « ghelderodite ». Je le ferai peut-être, après la sortie du tome X, car cette passion dure toujours. Elle dure parce que je suis persuadé, pour avoir lu, analysé, expliqué, vu beaucoup de pièces de théâtre, que Ghelderode, qui séjourne en ce moment au purgatoire des grands dramaturges, va revenir. Il suffit que les metteurs en scène cessent de jouer au dramaturge en adaptant des romans, des contes, des articles de journal et retournent au théâtre de texte. Il suffit que quelque grand metteur en scène découvre et monte avec succès une des grandes pièces de Ghelderode, comme ce fut le cas à Paris en 1947-1953, avec Hop Signor !, Escurial, Mademoiselle Jaïre, Fastes d’Enfer, Barabbas, Magie Rouge, La Farce des Ténébreux, La Balade du Grand Macabre, L’École des Bouffons. Je pense souvent à ce qu’André Reybaz, le déclencheur de la « ghelderodite aigüe », déclara en 1965 devant les caméras de la télévision française : « Ghelderode restera un exemple, un ferment, et on se servira de lui, on partira de lui à des époques où le théâtre aura justement besoin de revenir à ses origines, à quelque chose de dynamique, à quelque chose à la fois de profond et de forain. » Je suis persuadé que Ghelderode reviendra. Il n’est pas impossible qu’il revienne par le biais de ses contes. Je sais qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, mais j’attache beaucoup d’importance à la publication, il y a quelques jours, de Sortilèges, dans la prestigieuse collection « L’Imaginaire » de Gallimard, quelques mois après la publication chez Houtekiet de l’excellente traduction néerlandaise, par Chris van de Poel et Hilde Rits, de Voyage autour de ma Flandre et de Sortilèges, sous le titre Reis door mijn Vlaanderen en andere verhalen. Je suis évidemment très heureux de recevoir les 2500 euros du Prix Triennal Michel de Ghelderode, mais je serais infiniment plus heureux si je pouvais trouver la force et la santé d’achever les tomes IX et X et contribuer ainsi au retour du théâtre de Ghelderode sur nos planches et sur les planches du monde.

Roland BEYEN

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 19:34

Wannes van de Velde (°Anvers, 29 avril 1937) décédé aujourd’hui

Enfant de la bohème qui n’a jamais connu de lois sinon celles de l’ouvrage bien fait, Wannes van de Velde est un créateur protéiforme, mais témoignant toujours d’une authenticité rare. Chanteur, musicien et homme de théâtre (dans De Reis naar Dux il évoque Paul Neuhuys), peintre et xylographe, poète et prosateur, traducteur de Michel de Ghelderode, il évoque ses années de formation sous un titre volontairement discret.

            Fasciné par l’Espagne depuis l’enfance, il rencontre à l’Académie des Beaux-arts d’Anvers le guitariste qui de-viendra son initiateur, c’est-à-dire celui qui transmet la tradition : Sabas Gomez y Marin. Avant de partir mourir à Carmona, le maître malade — la persona flamenca par excellence — l’incite à s’imprégner du travail des meil-leurs : Ramon Montoya bien sûr, le grand Don Ramon, et Melchor de Marchena, accompagnateur de Pastora Pavon et de son époux Pepe Pinto et des meilleurs cantaores de son temps. Après un demi-siècle, le jeu de Wannes reste marqué au coin de cette école de Melchor de Marchena à laquelle Sabas appartenait.

            Décrivant le café Andalucia, avenue de Stalingrad à Bruxelles, Wannes réveille et suscite ce spleen, cette douleur impuissante de la siguiriya, ce “blues européen d’un Orient oublié”.

 

Companera de mi alma

Mirame por Dios !

Con la limosna de tus ojos

Me alimento yo !

 

Compagne de mon âme

Regarde-moi au nom de Dieu !

Tiens-moi en vie

Avec l’aumône de tes yeux.

 

            Dans Flamencoschetsen (2001) il évoque avec chaleur son amitié virile avec José Aguilar y Lobato, originaire de Jerez de la Frontera, surnommé Chato, qui lui apprit dans les années soixante que le flamenco, loin d’être une configuration lyrique, se révèle surtout une façon de penser et surtout : d’être. Être, sans grandiloquence, avec un accent tonique sur “courage” : lucidité d’une volonté de vie consciente, combat avec la fatalité de nos limites — c’est-à-dire avec Madame la Mort. Mais où donc est sa victoire ? Car elle n’a pas le dernier mot : rien ne nous empêche de la chanter — et de telle manière que nous la vainquions, aussi longtemps que perdure le chant. Après le décès de sa femme, Chato s’en alla ouvrir un café marginal à Bruxelles, où régnait une ambiente andalouse combien plus intense — le “Chato de Jerez” dans les Marolles, “où les chiens sur le seuil, hurlaient à la lune”…

            Clôturant ce livre témoignant d’une admirable écono-mie de moyens, Wannes van de Velde nous confie que ce fut à Séville qu’il découvrit qu’une chanson de Maurice Maeterlinck recèle tous les éléments d’un cante por siguiriya, tant dans l’atmosphère que dans la structure :

 

On est venu dire,

                        (Mon enfant, j’ai peur)

On est venu dire,

                        Qu’il fallait partir…

 

Ma lampe allumée

                        (mon enfant, j’ai peur)

Ma lampe allumée,

                        Me suis approchée…

 

À la première  porte,

                        (Mon enfant j’ai peur)

À la première porte,

                        La flamme a tremblé…

 

À la seconde porte,

(Mon enfant j’ai peur)

À la seconde porte,

                        La flamme a parlé…

 

À la troisième porte,

                        (Mon enfant, j’ai peur)

À la troisième porte,

                        La lumière est morte….

En hommage à Wannes, écoutez le cantaor Diego Clavel, accompagné par Manolo Brenes.

Henri-Floris JESPERS

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 22:07

Le 24 octobre, à Bruxelles, la première réunion du Comité Scientifique du CEFF-SFV s’est tenue au siège du Centre d'Études et de Documentation - Guerre et Sociétés contemporaine (CEGES).

La réflexion sur la minorité (au sens sociologique du terme) francophone en Flandre s’est développée au fil de certaines rencontres, discussions et échanges de courriels, depuis un certain nombre d’années déjà, entre Emmanuel Van de Putte, licencié en sciences politiques et Eric Laureys, historien et chercheur au CEGES.

Historique du CEFF

À partir de 2004 de nombreux échanges entre Bambi Ceuppens, anthropologue, et Eric Laureys sur un projet de recherche concernant les anciens coloniaux, révéla une passion commune pour la problématique des identités et de la méconnaissance de certaines minorités telles que les protestants, les Néerlandais et les francophones en Flandre. Ils échangèrent leurs points de vue sur le concept d’autochtonie et décelèrent en Flandre notamment les Flamands ‘idéologiques’ et les ‘Flamands territoriaux’. Suite à ces discussions il apparut que l’image d’une Flandre culturellement et linguistiquement homogène ne résisterait sans doute pas à une analyse scientifique rigoureuse.

D’autres personnes encore se joignirent au groupe : Sophie Wittemans, licenciée en philosophie ainsi qu’en histoire de l’art et archéologie, passionnée par l’histoire du scoutisme francophone en Flandre ; Céline Préaux, doctorante à l’ULB qui présenta son projet de recherche sur les francophones de Flandre à la presse en mars 2007 ; Guy Vande Putte, germaniste et auteur de nombreux articles sur la toponymie et la frontière linguistique et auteur d’un ouvrage sur le contact des langues en périphérie bruxelloise ; ainsi que Paul Dirkx, linguiste et maître de conférences à l’Université de Nancy, soucieux quant à lui de remettre en question certains dogmes historiographiques et sociologiques en Belgique.

C’est ainsi que se forma une « Table Ronde » qui se réunit six fois entre avril 2007 et avril 2008 sous la direction d’Eric Laureys, après quoi l’a.s.b.l. CEFF-SFV fut constituée, la Table Ronde devenant conseil d’administration, présidé par Emmanuel Van de Putte.

Le CEFF décida ensuite de créer un Comité Scientifique. Si la mission première de ce comité est d’initier et de soutenir la recherche il se portera également garant du sérieux et du bien-fondé des démarches du CEFF.

Le Comité est composé de Jan Baetens (professeur à la Faculté des Lettres, Katholieke Universiteit Leuven) ; Christian Berg (professeur émérite, Département de la Littérature de l’Université d’Anvers) ; Jacques Caron (professeur à la Syddansk Universitet Odense, Centre de Documentation et d’Études Francophones) ; Bambi Ceuppens (Senior Researcher Musée royal de l’Afrique Centrale) ; Geert De Baere (Cour de Justice des Communautés européennes à Luxembourg; Université d’Anvers) ; Roel De Groof (coördinateur Brussels Informatie-, Documentatie- en Onderzoekscentrum, Vrije Universiteit Brussel); Matthijs de Ridder (chercheur, Instituut voor de Studie van de letterkunde in de Nederlanden, Université d’Anvers); Paul Dirkx (maître de Conférences Langue et Littérature françaises, Université de Nancy) ; Henri-Floris Jespers (Fondation Ça ira, Bruxelles) ; Eric Laureys (POD Wetenschapsbeleid – SPF Politique Scientifique) ; Anne Morelli (professeur à l’ULB) ; Céline Préaux (doctorante ULB) ; Marc Quaghebeur (directeur, Archives et Musée de la Littérature, Bruxelles) ; Frank Seberechts (chercheur ADVN - Archief en Documentatiecentrum voor het Vlaams-nationalisme); Dave Sinardet (chercheur au Département des Sciences politiques de l’Université d’Anvers) ; Piet Van de Craen (professeur à la Vrije Universiteit Brussel); Herman Van Goethem (président du Département d’Histoire de l’Université d’Anvers) ; Guy Vande Putte (Collège Saint-Hubert, Watermael-Boitsfort) ; Yannick Vanderborght (professeur à la Faculté des sciences économiques, sociales et politiques, UCL) ; Hans Vandevoorde (Vrije Universiteit Brussel); Christophe Verbruggen (assistant U.E.R. Histoire contemporaine, Université de Gand) et Astrid von Busekist (École Doctorale – Sciences Po, Paris).

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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 20:26

Le numéro de septembre d’Inédit nouveau publie en couverture un dessin de Claude Haumont (°Jemmapes, 21 juin 1936), peintre, poète et essayiste passé par le surréalisme (il publie des proses dans Les Lèvres nues de Marcel Mariën) et tenté par les démarches situationnistes. En 1952, il découvre les œuvres de Turner, Constable et William Blake et à la fin de la décennie il s’engage dans la voie d’un expressionisme abstrait et lyrique où la figuration n’est pas tout a fait absente. Il se reconnaît dans Bertini, Degottex, Zao Wou-ki, Paalen, Toyen, et bien entendu, Henri Michaux. Il fait la connaissance des derniers survivants du groupe surréaliste du Hainaut se se liera d'amitié avec Achille Chavée et Armand Simon ainsi qu'avec André Balthazar, qui l'accueillera aux éditions du Daily-Bul en y publiant trois de ses recueils "poétiques". Dans la foulée il écrit trois poèmes pour illustrer cinq estampes gravées et imprimées de Gabriel Belgeonne, en octobre 1984.

 

Cavale et chacals

 

Il y a quelques mois, la découverte par le cinéaste belge Patrick Taliercio d’un texte en prose de Rimbaud (‘Le rêve de Bismarck’), paru sous la signature de Jean Baudry dans le numéro du 25 novembre 1870 du journal Le Progrès des Ardennes, a fait couler beaucoup d’encre. Et voilà que le journaliste et poète français Jacques Lucchesi publie un dizain inédit de Rimbaud, « l’un des rares pièces à avoir échappé aux multiples éditions de ses poésies complètes. Selon l’arrière-petite nièce du poète, Madame Sylvie Lacassin-Dunoyer [...], ce poème a vraisemblablement été écrit durant l’été 1871 [...]. »

Publiant cet inédit et une note de Lucchesi, Paul Van Melle souligne que le poème « est cette fois certifié par l’origine familiale ».

Quoi qu’il en soit, ces dix vers  d’À la Française ne provoqueront pas le tapage que suscita en 1949 l’affaire de La Chasse spirituelle, qui demeure bien sombre...

*

L’excellente et toujours abondante rubrique « à tous mes échos » de Van Melle, grand lecteur devant l’éternel, signale que le numéro 33 du Bulletin ça ira raconte le parcours

« d’un Maurice Gauchez, que j’ai peu aimé et que l’ami Jespers semble apprécier, tout en signalant lui aussi que ses choix d’auteurs de l’entre-deux guerres pour sa revue était sans doute plus amicaux que rigoureux ».

Si j’ai évoqué Maurice Gauchez, c’est qu’il a croisé le chemin de Paul Neuhuys à plusieurs reprises. Le versificateur me laisse passablement indifférent, à quelques rares poèmes près; le romancier a mal vieilli ; et si je consulte parfois le critique (Romantiques d’aujourd’hui, 1924 ; et À la recherche d’une personnalité, 1928), c’est pour mieux respirer l’air du temps. Nous avons en effet trop tendance à évoquer les années folles à travers le prisme des avant-gardes.

Prétendre que je « semble apprécier » Gauchez est sans doute excessif.

Que les activités de Gauchez, atteint de gendelettrie aiguë,  « ne furent pas sans influencer le coloris et la tonalité de la vie littéraire en Belgique » me semble incontestable, comme en témoignent une foultitude de banquets, de commémorations, d’hommages et de manifestations diverses dont il fut la cheville ouvrière. À propos de la revue Renaissance d’Occident, je souligne que Neuhuys fait « poliment » état de l’ « éclectisme illimité » de son animateur...

Constater que Gauchez eut le mérite, dès le début des années vingt, de donner une tribune à Michel de Ghelderode (qui, bien sûr, le reniera) ne me semble pas relever d’une appréciation particulière, mais uniquement d’une approche historique.

Si les entreprises de Gauchez ont sombré dans l’amnésie collective, elles n’en restent pas moins des témoignages passionnants de l’interaction des champs littéraires et du fonctionnement des réseaux dans les années vingt.

*

« À tous mes échos » me révèle la revue Amis de l’Ardenne qui, après avoir consacré en 2004 un numéro au « Grand jeu », traite dans une livraison récente de René Daumal, dont Le Mont analogue, ‘roman d’aventures alpines, non euclidiennes et symboliquement authentiques’, me fut révélé au début des années soixante par Freddy de Vree.  

À propos des Mededelingen van het CDR, Van Melle signale un bel hommage à Hugo Claus. Il constate non sans quelque nostalgie que le temps des vrais dialogues semble bien révolu:

« Aujourd’hui on ‘maile’ ou ‘sessemesse’ en virtuel ! Il faudra revenir sur les ‘pink poets’, la ‘poesia visiva’ ou la poésie concrète. »

*

Signalons encore la traduction (en juxta) du poème ‘Ins Lesebuch für die Oberstufe’ de Hans Magnus Enzensberger; ‘Borbicule II’, une prose de Claude Haumont ; et enfin, l’éditorial de Paul Van Melle, consacré à Aimé Césaire et à la négritude.

Henri-Floris JESPERS

Inédit nouveau, no 224, septembre 2008, 32 p., ill.

Participation aux frais : 35 € pour 10 numéros de la revue (8 de 32 pages, 2 de 62 ; ne paraît pas en juillet et août) à verser au compte bancaire 001-1829313-66 de Paul Van Melle, 11 av. du Chant d’Oiseaux B 1310 La Hulpe.

A propos de Paul Van Melle, Inédit nouveau et Maurice Gauchez, voir les blogs du 26 avril, du 23 mai, des 5, 15 et 26 juillet.

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