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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 01:12

Chez Bernaerts à Anvers, cinq lettres d’Éluard à Van Hecke (1942) ont été adjugées le 18 juin à 1.200 €. Dans cette correspondance d’un ton très amical, il est souvent question des prix des tableaux passés récemment en vente.

Un portait d’Éluard par le photographe Henri Martinie (1897-1965) a fait 1.050 €. Deux tirages originaux d’un photographe non-identifié, représentant Van Hecke, Éluard et Mesens dans un restaurant, ont atteint 1.100 €.


Enfin, une photo d’Éluard au tir à la fête de Montmartre, montée en carte postale, a trouvé acquéreur à 1.600 €. Éluard confirme avoir bien reçu les numéros de Variétés, revue dirigée par Van Hecke (mai 1928 – avril 1920), ce qui permet de dater approximativement cette photo.

Le dossier concernant l’annonce du numéro spécial de Variétés, «  Le Surréalisme en 1929 » (projets, maquettes originales, bon à tirer correspondance avec l’imprimeur etc., ainsi qu’une lettre de Breton et une d’Aragon), adjugé à 6.800 € (+ 23 %), a largement dépassé les estimations les plus généreuses.  

Il en est de même de l’ensemble de sept lettres / cartes mss. de Magritte adressées à Van Hecke (1938-1942), et d’une liste d’objets en dépôt chez Norine Van Hecke, adjugé à 13.000 € (plus 23 %). On y retrouve la description de la genèse de quelques tableaux de Magritte (« L’ embellie » et « Le mal du pays »).

HFJ)

 

 

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 21:17

Le 18 juin, à l’hôtel de vente Bernaerts à Anvers, une importante missive de Fernand Léger à Paul-Gustave Van Hecke, a été adjugée 1.600 €.

Dans cette lettre manuscrite de 2 pages in-4°, recto, datée du 31 août 1932, Fernand Léger s’étend sur le but de son film « Ballet mécanique » :

« C’est un film de tendance classique, anti-Romantique par le fait que j’évite toute valeur expressive et sentimentale. Son action comme influence a été considérable sur l’emploi de l’élément mécanique, dans l’art publicitaire, et sur le renouvellement de dispositif des étalages et des vitrines. »

(HFJ)

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 20:57


Henri Chopin: Radiophonics03 Bruxelles, 2 décembre 2003. Photo: (c)Kris Kenis


Denis Gielen publie dans L’art même (no 39) “Deux ou trois choses que je sais d’Henri Chopin”. Il constate que Chopin, « contrairement à un André Breton, n’a jamais désiré être le pape d’aucun mouvement » et « qu’à l’instar du Lettrisme et du Situationnisme »,

« sa poésie sonore fut bel et bien révolutionnaire au sens politique où elle n’eut de cesse de s’en prendre au conditionnement de notre pensée par les mots. À considérer enfin les déconstructions linguistiques au sein des mouvements contre-culturels des années 1960, du Nouveau Roman à l’Art conceptuel en passant par la Nouvelle Vague, elle est même devenue l’une des influences historiques les plus fécondes. »

Le musicien Joachim Montessuis souligne (www.mouvement.net) que Chopin restera un exemple de ceux, « trop rares » , qui sont allés « jusqu’au bout ».

C’était tout de même un sacré énervé. Souvent virulent, l’air de rien. Je le trouvais assez peu compris et apprécié en France, par les poètes comme par les musiciens, alors qu’il était une sommité extrêmement respectée internationalement. [...]Toute une génération était en train de le découvrir grâce à Internet, le milieu du noise l’accueillait à bras ouverts [...].

À la même adresse, Florent Delval nous rappelle que Chopin a été beaucoup plus loin qu’Isidore Isou :

Henri Chopin nous a quittés peu de temps après Isidore Isou [...]. L’un comme l’autre n’auraient pas aimé se voir cités côte à côte dans la même phrase. Pourtant, tous deux ont participé à la dernière avant-garde historique. Avec le Lettrisme, Isou a tenté de proposer un système alternatif à celui imposé par la Société, totalité où la poésie s’est finalement perdue jusqu’à devenir anecdotique. Dans son délire, le maître d’école régentant son petit groupe n’a pu tolérer Henri Chopin, sauvage énergumène, chantre d’un illettrisme radical quand Isou, qui se débarrassait de la grammaire et du lexique, mimait encore des phrases.


Henri Chopin live (2005)


 

 


 

 


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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 04:08

Dada, comme l’affirmait Clément Pansaers, a voulu être le mot d’ordre d’un certain esprit.

Dada, microbe vierge, existait bien avant qu’il ne fût identifié à Zurich pendant la première guerre mondiale.

On peut parler de diaspora Dada.

Déjà le dadaïsme est une dégradation de Dada.

Dada est fondé sur les données immédiates de la conscience qui ne sont pas celles de l’intelligence. C’est la conscience qui nous met en garde contre une déviation vers l’auto-destruction tandis que l’intelligence est soumise à un atavisme créé par la civilisation.

Pansaers parle à ce sujet de « déblayage brutal », et serait en droit de s’écrier aujourd’hui : « Qu’est-ce que c’est Sartre, Breton ? Connais pas, connais pas. » Car ce qui attire dans dada c’est à fois le nihilisme et le juvénilisme.

Entre l’existentialisme, démission devant l’absurde, et le surréalisme, rémission par le merveilleux, il y a Dada, qui est le fléau de la balance.

Le code dada s’établit sur un critérium clair et net : Les individus se ressemblent par leur dissemblance. L’individu seul est nature et peut condenser sa pensée en un mot, un geste, un objet.

Mais aussitôt qu’un groupe de dadaïstes ne songea plus qu’à épater la galerie, il perdit sa raison d’être et devint Tam-Tam Réclame.

Et Pansaers de nous expliquer qu’il se retira du groupe dans la nuit du 25 avril 1921, après une réunion orageuse, suivi de près par Francis Picabia.

Mais, conclut-il, malgré tout Dada a existé et existe. « Comme toujours certains attendent des œuvres, comme il y en a encore qui attendent le Messie. Et qu’importe qu’elles ne soient qu’une curiosité... provisoirement. »

(1958)

Clément Pansaers, Bar Nicanor, 1921

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 03:23

Neuhuys talks of Dada in Paris (which was in any case its end) and he misses the real departures : Zürich 1916, three of four months after the first number of SIC. Naturally, Dada in Berlin, in 1918, very revolutionary, very determined, is missing, too, and I wonder whether Tristan Tzara is not responsible for this omission, as he was one of the creators in Zürich and not at all the creator of the anti-group.

"Poéme portatif " by Jean Crotti, ça ira!, number 16, November, 1921
Prose by Christian, ça ira!, number 16, November, 1921

This leads me to a famous number of Ça Ira!, the peak, the Dada number with Céline Arnauld, Pierre Albert-Birot, Christian, Jean Crotti, Éluard, Pierre de Massot, Pansaers, Benjamin Péret, Picabia, Ezra Pound, Georges Ribemont-Dessaignes, Renée Dunan. With such an assembly, you can only have to read. I quote just one thing, from an author I had never read, Renée Dunan:

The author may be what he likes: mad, bicephal, solicitor, tetrapod, bolchevik, chimney-sweep of paralytic, oniric or paranoiac, the work can set into motion your mental menagerie: if your senses are moved, of the work lasts and finds an echo inside you, the author is a genius. Any other conception is absurd.

Other names should be mentioned: Pascal Pia, Yvan Goll, Blaise Cendrars, van Tongerloo, Arthur Pétronio, the lovely post-cubist lino-cuts by Pierre-Louis Flouquet, another poem by Renée Dunand, called ‘Convexités’, a long survey by René Edme, ‘Poetariate’ (to compare to the mixtures of words so dear to Raoul Hausmann), the illustrations by Ludwig Kassak and Karel Maes.

To conclude rapidly, let us leave Neuhuys after twenty numbers of Ça Ira! with his love of a certain lightness of touch:

Céline Arnauld is a Scheherazade who invents songs for those who, like her, need to calm their anger, their regret. She has deliberately left the traditional paths and leads the joyful pack of images over the sunny hillside.

Ça Ira! brings a breath of fresh air into a house.

Go and read it.

Don’t finish it, if you want a glimpse of our new century.

Henri CHOPIN

Poznan, Poland, August 1973.

English version: Jean CHOPIN

Collection OU, 7, Ingatestone, Essex, 1977.

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 14:13


À l’invitation du Cercle ExLibris, Henri-Floris Jespers tiendra le 4 juin une conférence sur Hugo Claus :

Hugo Claus, definitief voorlopig of voorlopig definitief?

Mercredi 4 juin, Cercle ExLibris, “Taverne Rochus", Sint-Rochusstraat 67 à Deurne/Anvers. L’orateur prend la parole à 21h.


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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 13:51

Mercredi 11 juin à 20h30, conférence  Les Versets douloureux : Bible, Evangile et Coran entre conflit et dialogue avec la participation exceptionnelle de :

David Meyer, rabbin et professeur invité (ULB, Institut Saint-Louis, Athénée Ganenou).

Yves Simoens, jésuite, enseigne la Bible au Centre Sèvres de Paris et à l'Institut Biblique Pontifical de Rome.

Soheib Bencheikh, ancien Grand Mufti de Marseille et fondateur de l'Institut Supérieur des Sciences Islamiques.

Modérateur : Paul Danblon, journaliste et président du Centre Laïque de l'Audiovisuel (CLAV).

 

Que la Torah, l'Evangile, le Coran contiennent des appels à la violence ou soient invoqués pour justifier le mépris, voilà qui inquiète ou révolte tout être humain et davantage encore les croyants. Un juif, un chrétien et un musulman parcourent ici leurs Ecritures respectives et les traditions qui s'en réclament. A bien les comprendre, contiennent-elles vraiment de tels « versets douloureux » ? Si oui, quelle attitude adopter? Chaque communauté de croyants, instamment invitée au courage de l'autocritique, se doit d'abord de « balayer devant sa porte », si elle veut être fidèle au cœur du message qu'elle porte.

Adresse : Centre Communautaire Laïc Juif (CCLJ), Rue de l'Hôtel des Monnaies 52 à 1060 Bruxelles

P.A.F. :

- catégorie I-VIP (places numérotées, seul le paiement confirme la réservation, non-remboursable) : 10 € membres, 12 € non-membres,

- catégorie II : 6 € membres, 8 € non-membres, 3 € étudiants/chômeurs

Informations et réservations au CCLJ : 02/543 02 70 ou info@cclj.be

Restauration au CCLJ dès 18h (réservez votre table au CCLJ au 02/543 02 70)

Avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale.

 newsletter@shalomarchav.be

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 05:54

Wout Hoeboer: Frommage à Picabia

Entering the so-called cultural world, we are still engaged in the same struggle when I read, from the pen of Jacques Lothaire, speaking of the French Academy and the Institute :

I say once and fo all get rid of the senile element that we bother ourselves with so pointlessly. We must be modern. And for that, don’t swoon before the most stupid pseudo-modern lucubrations; but only fools will make the mistake: Péguy and his blue eyes when they said: ‘We shall never know all the

cowardice that the fear of not appearing sufficiently modern has been responsible for.’ But, in spit of Péguy’s words, we must be modern. For that, we don’t need to deny or scorn the work of past centuries; only the Futurists fell into this trap. But the works of Victor Hugo in 43 volumes are for us less interesting than Apollinaire’s Calligrammes or a Dada book.

Woodcut by Guy Boscart aka Clément Pansaers, 1918

What dominated then, our senile structures, is said in a perpetual struggle of academism against discoveries. The same academic plague still exists, and it must force a certain number of young discoveries te become more conventional as they grow older – or else, by not seeing our century, so different from the Judaeo-Christian civilisation, a century that is gradually being constructed. This is the only century that has any hold on me personally as I have the advantage of surveying it from 1909 (Futurism) to 1973. This is what leads me towards a certain indulgence in noting that there was no flaw in the first seekers, whose over-all freedoms are finally the only values of the century. Which means that Charles Péguy, compared with them, is simply a good Catholic, in spite of the doubtful publicity he has been given, especially by certain retarded persons who have become Heads of State. If only Péguy knew how he was used! If only he knew how much Catholicism is giving way, catching the last boat! He would certainly feel ashamed.

In this fine production of Ça Ira!, I invite you to read the notes, where Pansaers, Nicolas Bauduin, Paul van Ostayen are toegether. And further on, as I turn the pages, I read quotations from the dangerous Paul Colin, who made such mistakes, used by Jacques Lothaire:

Since the armistice, skilful politicians have skilfully cultivated the people’s anger, which was thus turned against the Germans, instead of against war.

Yes it should have been, but not by keeping a certain trust in any ideology.

Unlike the latter, it is again Paul Neuhuys who remains lucid, in his series ‘Few Poets’. This time he talks of Jean Cocteau, and dada, through Tristan Tzara, André Breton, Philippe Soupailt, Louis Aragon, Paul Éluard, Francis Picabia and Clément Pansaers. If Neuhuys was mistaken ‘in considering Jean Cocteau as peerless’, it doesn’t matter. Cocteau never understood the century, having produced too much modern stuff by using old, as in his films, his amazingly poor drawings of his superficial poems. But – in 1921 – it may have been possible to believe in him... a little.

Henri CHOPIN

Collection OU, 7, Ingatestone, Essex, 1977.

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 04:11

Obviously I am not mentioning a great many of the authors in Ça Ira! and, of course, I will be accused of choosing a clear ‘Modernist’ tendency (the word was used at that time), by stressing van Doesburg, Pansaers, Joostens, Neuhuys and if course I am not being fair and I know it.

I know, too, that with hindsight it is easy to say that So-and-so was mistaken or was right. But it is the critical acuity if Neuhuys that always strikes me, as when he says, for instance, of Georges Duhamel:

Yet the skilful organisation of language is sometimes produced in Duhamel at the cost of deeper qualities. His elegiac insistance on optimism often runs the risk of appearing puerile.

And that is more or less what remains of this author. Again he is perceptive when, speaking of Drieu la Rochelle, he states that he ‘opens a troubling escape route onto the conscience of today’s youth’. Before his note, he quotes the following lines to support what he says:

I shall die but my death will be terrible.

It can’t be helped if I am ugly.

It can’t be helped if I beg for mercy as I suffer.

It can’t be helped if I become a child or a woman.

It can’t be helped if I dirty myself.

I know: I’ll die lyrically

In any case, I shall be handsome when I’m dead, face downwards.

Drieu remained loyal to himself and I can’t help it quoting the words of Clément Pansaers: ‘Becomes senile, whoever traces his trajectory in a straight line’. Which is what Drieu did and it couldn’t be helped.

All this variety shows the wide scope of the review, which constitutes a vast panorama of the post 14-18 period, where certain powers can be discerned. By a brilliance in his choice of authors, Neuhuys places the accent on ‘Jouve has the greatest sense of humain suffering’.

And he quotes:

Discovered!

Nothing in front of me any longer, smoke!

Let me do it, Marie!

Ho, lads we’ll have ‘em!

Out of the ditch, that’s it... The bullets, can you hear them?

She had a little padlock...

Split open their bellies, good God!

And ends: ‘I split open his belly – I’m split open...

Henri CHOPIN

Collection OU, 7, Ingatestone, Essex, 1977.

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 01:46

Clément Pansaers. Drawing by Jean-Jacques Gailliard

These reflexions come as a result of Ça Ira!, which in time followed Pierre Albert-Birot’s review SIC, already announced the death of Dada, and preceded Surrealism by four years. For this reason, Ça Ira! must be situated, especially as it was a great meeting-place. It was an international concert in which Neuhuys and his friends were participating, and with which they associated Clément Pansaers who, in his series of ‘Paradoxes Blennorrhagiques’ begins as follows:

Becomes senile, whoever traces his trajectory in a straight line. Reigns a a parvenu, motoring. Noise, noise – bangs and engines – and speed and speed – dynamism spirals down. Does there not exist a dynamism of slowness? Read ‘In Praise of Idleness’!

These are lines which remain, in opposition to invented economic crises and I take a sly pleasure in marking a whole passage by Mr Pansaers who simply writes in action:

Bass: arise, consumptive, the march of legs. Wash painting with liquid music. The heraldic lions draw themselves up. I, chaotic cacophony. – The bars tango. – finances spin on their head. Double the big drums. Beat! Beat! The march of indecision! Finale! Motorists, aviators, who wants these tape-worms! Kid, blow up your bear! Before the sewers the heraldic lions play at bulls. Ride on the decoy belts of 220 horse power engines. Racing cars of laughter burst out. Greed devours a lusthouse fillet. Slaughterhouse smells. A Chambertin at room temperature, waiter! With snapped strings, play the sound-box, double bass! Da capo, the finale! Croak, swear! Swoon, tarts! Perfumed sweat, rancid tastes! Oysters, Roquefort, lime, tar! How sweet the wine is! Breasts panting! Legs tautening! A neat whisky! Light a cigarette with poetry! Where in all that is painting, music, literature! Bitterness weeps for joy! Christ is thirty-three – redeem the stones! End! Finished! I chaotic cacophony!

Finale...

A...

The memory of a hundred years of shattered poetry comes back to me through Ça Ira! I realise that, after the Zutists, Nietzsche, René Ghil and Gustave Kahn, the arts have been radically transformed, just as life and society have. Everything goes hand in hand, but exorcism of societies of the future that had already been thought of at that time appear.

For example, ‘In Praise of Idleness’ whose mere title is the remedy for the present inflation in the world, and particulary in the Common Market. I cannot help thinking that this title alone could become a huge poster plastered everywhere, which in no time would become an exorcism of the sad, haggard faces of the robot-workers.

In short, there Ça Ira!, like many reviews at the beginning of the century, goes in every direction, far from time and duration, dancing ‘on the headland of the centuries’ (especially those to come) as Marinetti had noted earlier in 1909.

But the programme of the head of the Italian Futurists always arouses my suspicions, because of his political choice.

Henri CHOPIN

Collection OU, 7, Ingatestone, Essex, 1977.

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