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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 23:52

L’écrivain et mathématicien Denis Guedj, professeur d’histoire et d’épistémologie des sciences mais aussi comédien et scénariste, est mort samedi à l’âge de 69 ans, a annoncé sa famille.

Né en 1940 à Sétif (Algérie), il est l’auteur de nombreux essais et romans mettant en scène les sciences, les mathématiques et leur histoire. Il a collaboré au quotidien Libération jusqu'à 1997, écrivant des chroniques qui ont été rassemblées dans l’ouvrage La gratuité ne vaut plus rien (Le Seuil 1997).

Denis Guedj a atteint la notoriété en 1998 avec la publication de son roman Le Théorème du perroquet (Seuil), une odyssée sur l’origine et la petite histoire des mathématiques. Dans ce livre entre récit d’aventure et polar, il fait revivre la naissance des mathématiques, les lieux où elles ont été créées. On y apprend par exemple que les «chiffres arabes», de 1 à 9, ne sont pas si arabes que cela…

Il a aussi publié en 2000 Le Mètre du monde (Seuil) dans lequel il raconte comment le système métrique décimal s’est imposé pendant la Révolution française.

En 2005, il a publié un roman sur l’invention du zéro, à travers la vie de cinq femmes, à cinq époques différentes dans Zéro (Robert Laffont), et en 2007, chez le même éditeur Villa des hommes dans lequel il fait se rencontrer en 1917 dans un hôpital psychiatrique un vieux mathématicien allemand célèbre et un jeune soldat français.

Au cinéma, il a notamment écrit et réalisé une fiction documentaire La vie, t’en as qu’une en 1978. Il était enseignant à l’université Paris VIII.

(Source AFP et Libération)

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 15:46

 

À l'occasion de la Présidence espagnole du Conseil européen, le film culte de Louis Buñuel, El Angel Exterminador, sert de fil conducteur à un projet d'art contemporain sans précédent. Près de trente artistes parmi les plus marquants de la scène ibérique actuelle livrent leur propre vision de la claustrophobie, dans un espace confiné, presque oppressant...

En écho, cinq performances inédites qui sondent l'enfermement, mais aussi un étonnant “spectacle d'architecture”, une carte-blanche offerte à un réalisateur, sans oublier bien entendu la projection du film de Buñuel.

*

Allégorie du film éponyme de Luis Buñuel, l'exposition El Angel Exterminador explore l'ambivalence entre le besoin viscéral d'évasion et le désir tout aussi enfoui de s'isoler. Mais lorsque la claustrophobie s'installer, surgit alors la nécessité de s'adapter, l'urgence même d'apprendre à vivre avec des contraintes aliénantes. À travers peintures, scuptures, photographies, vidéos et installations, vingt-sept artistes espagnols d'aujourd'hui mettent en scène la notion de “limite”. Un véritable tableau vivant dont il faut bien s'échapper.

*

Un soir, après l'opéra, un groupe de notables de Mexico sont conviés dans la luxueuse demeure de l'un d'eux. Après le dîner, ils s'installent tous dans le salon et, pour une raison inexpliquée, ne parviennent plus à en sortir...”

Luis Buñuel

*

La première manifestation aura lieu le 29 avril à 20h30. Dans Buñuel, en guerra, performance-conférence inédite fruit de longues recherches, Paco Cao passe en revue la vie de Buñuel, s'attardant sur son passage éclair au MoMa (New York), et les repérages qu'il aurait entrepris à Bruxelles pour El Angel.


Palais des Beaux-arts Bruxelles

Entrée: rue Ravenstein 23, 1000 Bruxelles.

Mardi-dimanche de 10 à 18 h.

Tickets, réductions etc. : voir www.bozar.be

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 04:54

Lire.jpg

Le mensuel Lire, une publication du groupe Express-Roularta, publie une enquête sur un tabou: 'Ce que gagnent les écrivains'.

François Busnel souligne dans son éditorial que le travail de l'écrivain

a une valeur qui n'est pas seulement esthétique ou intellectuelle mais qui doit trouver sa traduction en termes monétaires. Ce qui est scandaleux n'est pas ce que gagnent les écrivains mais ce que les écrivains ne gagnent pas...

La répartition des gains pour un livre vendu 20 € est éloquente: 6,60 € vont au libraire; 4,40 € au distributeur; 2 € à l'imprimeur; 1,10 € à l'État (TVA). L'éditeur encaisse entre 3,40 et 5 € et l'auteur entre 1,60 en 2,40 €.

(HFJ)

Lire, avril 2010, 106 p., ill., 5,90 €.

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 16:38

Le travail d'Emanuele Benedetti (°Trente, 1978) traite souvent de la nature humaine et de sa relation avec la vie sociale, politique et anthropologique. La vidéo, la photographie, l'installation et la performance constituent les moyens d'expression qu'il privilégie. Ses projets sont constitués de plusieurs pièces ayant déjà en soi une propre signification mais qui, formant un tout, deviennent les maillons d'un ensemble plus complexe.

BenedettiTapis.jpg

Bien que Benedetti développe souvent une approche de type pour ainsi dire conceptuel, ses travaux n'en sont pas moins relativement directs, caustiques et ironiques. Il se déclare fasciné par le mouvement du “micro au macro” qui mène au paradoxe et au conflit. C'est qu'il s'agit de réfléchir sur la relation entre l'individu et le contexte, entre la nature humaine et les structures, qu'elles soient publiques ou privées.

Emanuele Benedetti participe à l'exposition “Luc Fierens & Réseau/Rete”.

EXIT11

Château de Petit-Leez

rue de Petit-Leez 129

B 5031 Grand-Leez

www.exit11.be

Du 11 avril au 27 juin. Samedi et dimanche de 10h à 18h ou sur rendez-vous du lundi au vendredi. Vernissage le dimanche 11 avril à partir de 15h.

http://www.yicca.it/files/Emanuele%20Benedetti.pdf

 

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 23:02

Dans son travail, Sara Giordani (°Rovereto, 1977) mêle habilement la photographie et la peinture. Il découle de ses collages un mélange informel où la figuration s'efface pour ne plus laisser place qu'à une légère empreinte représentative de la mémoire de l'artiste.

Elle déclare sans ambages: "L'artista si sa, è figura inutile; è colui che porta l'utopia, il desiderio, il sogno, la beffa, il gioco, è un errore sociale".

Giordani1.jpg

Sara Giordani participe à l'exposition “Luc Fierens & Réseau/Rete”.

EXIT11

Château de Petit-Leez

rue de Petit-Leez 129

B 5031 Grand-Leez

www.exit11.be

Du 11 avril au 27 juin. Samedi et dimanche de 10h à 18h ou sur rendez-vous du lundi au vendredi. Vernissage le dimanche 11 avril à partir de 15h.

www.saragiordani.it

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 17:11

Veronica2.jpg

Veronica Bellei (°Rovereto, 1979) pratique essentiellement la photographie et la vidéo. En 2008, elle fit partie de l'équipe du curateur Adam Budak pour la Biennale européenne internationale de l'art contemporain, Manifesta7, région Trentino Alto Adige.

Veronica Bellei participe à l'exposition “Luc Fierens & Réseau/Rete”.

EXIT11

Château de Petit-Leez

rue de Petit-Leez 129

B 5031 Grand-Leez

www.exit11.be

Du 11 avril au 27 juin. Samedi et dimanche de 10h à 18h ou sur rendez-vous du lundi au vendredi. Vernissage le dimanche 11 avril à partir de 15h.

À propos de Manifesta7, cf.:

http://caira.over-blog.com/article-21840420.html

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 20:29

Artiste, galeriste et agitateur, Sarenco (Brescia, 1945) vit et travaille à Salo (Italie) et Malindi (Kenya). Pionier de la “poesia visiva”, il collabore à la revue anversoise De Tafelronde, animée par Paul de Vree (1909-1982) avec qui il se lie d'amitié. Sarenco et De Vree lancent en 1971 la revue Lotta Poetica (juin 1971 – juin 1975, 47 livraisons) et publient en 1977 les trois numéros de Factotum-art. Après le décès de De Vree, il dirige la seconde série de Lotta Poetica.

Sarenco.jpgSarenco: Douleur africaine (African dollar)

Dans les années '90 il ouvre à Malindi une galerie d'art où il expose de jeunes artistes africains. Il participe en 2001 à la Biennale de Venise.

Sarenco participe à l'exposition “Luc Fierens & Réseau/Rete”.

EXIT11

Château de Petit-Leez

rue de Petit-Leez 129

B 5031 Grand-Leez

www.exit11.be

Du 11 avril au 27 juin. Samedi et dimanche de 10h à 18h ou sur rendez-vous du lundi au vendredi. Vernissage le dimanche 11 avril à partir de 15h.

Cf. les blogs consacrés à la Poesia visiva et à Lotta Poetica:

http://caira.over-blog.com/article-gierik-nvt-poesie-concrete-visuelle-sonore-

http://mededelingen.over-blog.com/article-35043052.html

 

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 21:58

Featuring” est un nouveau cycle d'expositions de la galerie exit11 qui donnera la possibilité à un artiste d'en inviter d'autres, choisis dans son réseau suivant des critères plastiques, philosophiques ou autres.

Le coup d'envoi de ce cycle sera donné par Luc Fierens avec, pour invités, six artistes italiens affichant tous une certaine affinité pour la communication et le rapport entre le mot et l'image dans l'art contemporain: Sarenco, Linda Pelati, Sara Giordani, Veronica Bellei, Angelo Ricciardi, Emmanuele Benedetti.

BookAbout.jpg

A Book About Death

A Book About Death est également à l'affiche, un projet de collaboration de l'artiste américain Matthew Rose pour la fondation Emily Harvey à New York où l'exposition originale a eu lieu en septembre 2009. Environ 500 artistes ont envoyé 500 travaux sous forme de cartes postales afin de créer un livre “non relié” sur le thème de la mort. Ce projet est avant tout un hommage à Ray Johnson, père spirituel du mail-art, qui mit fin à ses jours en 1995 et à Emily Harvey, légendaire galeriste défendant le mouvement fluxus à New York et Venise, décédée en 2004. Ce projet collectif est une exposition itinérante, sans cesse nourri par ses participants. L'exposition était récemment hébergée au Mobe de São Paulo et la collection complète des cartes postales fait partie de la collection permanente du MoMa à New York. Parmi les participants belges, on retrouve notamment Luc Fierens.

*

L'exposition “Luc Fierens & Réseau/Rete” (11 avril – 27 juin) est accessible le samedi et le dimanche de 10h à 18h ou sur rendez-vous du lundi au vendredi. Vernissage le dimanche 11 avril à partir de 15h.

À partir de demain nous présenterons ici les participants à cette remarquable exposition.

EXIT11

Château de Petit-Leez

rue de Petit-Leez 129

B 5031 Grand-Leez

www.exit11.be

À consulter sur ce blog à propos de Luc Fierens:


http://caira.over-blog.com/article-36245865.html

http://caira.over-blog.com/article-gierik-nvt-poesie-concrete-visuelle-sonore-

http://caira.over-blog.com/article-21840420.html

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 03:09

antonio-red.jpg

Antonio Seguí expose du 8 mars au 8 mai au Salon d'art des peintures, des pastels et des estampes d'Antonio Seguí (Cordóba, Argentine, 1934), personnage protéen et combien attachant. À cette occasion, Jean Marchetti publie (dans l'inégalable collection “La Pierre d'alun”) La forêt du temps de Henri Vernes et Antonio Seguí.

Le critique d'art, journaliste et collectionneur Edward Shaw souligne qu' “en peignant Bernie Madoff, Antonio Seguí l'a fait entrer dans l'histoire de l'art. Cette série de tableaux sera probablement le seul souvenir positif qui restera du financier voyou”.

Otros-complices.jpg

Otros Complices, série Madoff, acryl, 146 x 114, 2009


Vous ne connaissez pas l'univers fascinant de Seguí? Visitez donc son site: http://www.antonio-segui.com/index.html

La salon est ouvert du mardi au vendredi de 14 à 28h30, le samedi de 9h30 à midi et de 14 à 18h. Congé de printemps du 5 au 17 avril.

La salon d'art, rue de l'Hôtel des Monnaies, 81, 1060 Bruxelles.


En peignant Bernie Madoff, Antonio Seguí l'a fait entrer dans l'histoire de l'art. Cette série de tableaux sera probablement le seul souvenir positif qui restera du financier voyou. L'art du peintre recouvre sa douteuse carrière d'une patine sombre faite de pathos et de satire. Même la plus peuplée des toiles de Seguí ne saurait contenir les multitudes que Madoff a escroquées. Mais la licence poétique est permise aux artistes, et ici le peintre procède à une représentation sélective des victimes. Cuando llegó Madoff (Quand Madoff est arrivé) synthétise la situation: les citadins de Seguí paraissent traditionnellement subir les effets de la pression urbaine, le stress qui accompagne l'ambition pour les riches et les puissants, et la perspective obsédante de l'échec. Nadie supo lo que se venía (Personne n'a su ce qui se préparait) résume la nature de la faillite qu'ont récemment connue les peuples d'Occident. Seguí épingle sur la toile non seulement la propre mort du brigand, mais aussi celle de toute une génération de spéculateurs et de joueurs invétérés. L'artiste peint une atmosphère de débandade: celle d'une foule de gens détalant dans tous les sens, comme autant de poulets dont on aurait tranché le cou. Dans le cas présent, les pertes se réduisent à des simples baisses de statut, à moins de zéros sur le compte en banque. Bien des citoyens mériteraient de posséder l'une de ces œuvres, en manière de rappel de leur folie financière. Combien cependant auraient assez d'humour pour regarder le drame se dérouler, jour après jour, sur un tableau de Seguí?

Edward SHAW

(traduction Paul Lequesne)

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 07:34

Formé à l'Institut supérieur des Arts Décoratifs de Hasselt, Mathieu Wassenberg (°1939) s'installe à Bruxelles au début des années 60. Théâtre, cinéma, opéra, danse répondent à son besoin de découvertes qui le conduit à lire les tragiques grecs et Nietzsche, Kant, Wittgenstein.

Professeur au RHOK, l'institut d'arts plastiques de l'État animé par le peintre, dessinateur et graveur Marcel Boon (°1938), Maio rompt à la fin des années soixante aussi bien avec l'abstraction qu'avec le réalisme académique. Il pratique les découpes du pop'art et subit la double attirance du surréalisme et des tendances conceptuelles. Délaissant les pinceaux, il réalisera des installations de type dadaïste, des actions / happenings, des performances autour des 'stigmates' (toile opérée, nuage opéré, table opérée dans un vrai contexte d'hôpital). Mais il reviendra au support pictural “et à une figuration allusive dans la lignée d'un nouvel expressionnisme”, dixit Serge Goyens de Heusch.

Depuis une bonne quinzaine d'années, Maio Wassenberg est revenu essentiellement à la peinture. Sans rien renier. À propos des œuvres récentes qu'il expose chez Albert Dumont, il souligne:

En peignant,... formes et couleurs se mettent à la joie d’être peintes. Elles parlent de ce processus de métamorphose, si proche d’elles-mêmes. Tout en peignant, le silence leur est imposé afin de voir et d’écouter ce qu’elles ont à dire à propos de leur propre devenir. Parfois un élément est mis en attente de maturation afin de participer par la suite au dialogue dans lequel la confiance entre l’acte de peindre et le peintre doit être absolue.

Sur la pente qui surplombe le village de Saint-Martin-de-Brômes, il y a un petit pré tout vert avec, sur la gauche, une ancienne tour des Templiers et, sur la droite, une petite église romane. Ce paysage possède un équilibre et une tension d’une beauté incroyable. Le vert, l’ocre, le bleu. L’abstraction de cette vue me poursuit depuis 1985 et est à la base de tensions que l’on retrouve dans nombre de mes compositions. C’est l’instant entre le mouvement et le repos. Ne s’agit-il pas de formes et de couleurs qui, grâce à cet instant, deviennent substance à nos yeux ?


Galerie Albert Dumont, rue Léon Lepage, 1000 Bruxelles.

Exposition jusqu’au 21 mars 2010.

Jeudi de 13h30 à 21 h, vendredi, samedi et dimanche de 13h30 à 19h.

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