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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 17:48

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Luc et Thierry Neuhuys (copyright Gaëtan Faïk)

 

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Luc et Thierry Neuhuys (copyright Gaëtan Faïk)

 

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Henri-Floris Jespers et Peter Pauwels (copyright Gaëtan Faïk)


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De gauche à droite: Luc Neuhuys, René Broens, Valerie Verhack, Robin de Salle, Mieke de Loof (copyright Gaëtan Faïk)

 

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Jean-Marie Aendekerk et Robin de Salle (copyright Gaëtan Faïk)

 

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Hendrik Carette et Rik Sauwen (copyright Gaëtan Faïk)

 

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Henri-Floris Jespers et René Broens (copyright Gaëtan Faïk)

 

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Jean-Marie Aendekerk (copyright Gaëtan Faïk)

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 20:11

 

Paul Neuhuys (1897-1984) signale dans son journal la belle thèse de Rik Sauwen sur “L'esprit dada en Belgique”.

Quarante ans plus tard, hier soir, lors d'une réunion amicale à la Fleur en papier doré à Bruxelles, Rik Sauwen évoquait Paul Neuhuys à l'occasion de la parution de la livraison 40-41 du Bulletin de la Fondation Ça ira, axée sur deux évadés de l'oubli, les peintres Marthe Donas et Jules Schmalzigaug.

Les travaux menés ou suscités par la Fondation ça ira ne se limitent pas à l'historiographie de la revue Ça ira!  (1920-1923) et à l'étude de l'œuvre poétique et critique de Paul Neuhuys, mais englobent également les réseaux ramifiés du poète et de la revue. La diversité des sujets traités par le bulletin en témoigne largement : de Clément Pansaers, Pascal Pia, Paul van Ostaijen et Roger Avermaete à André Blavier et Henri Chopin, en passant par Paul-Gustave van Hecke et Norine, Paul Joostens, Jean-Jacques Gaillard, Marc. Eemans et Wout Hoeboer – sans oublier Maurice van Essche, le père Joseph de Ça ira!...

Après avoir effleuré quelques souvenirs personnels, Thierry Neuhuys constata un regain d'intérêt pour l'avant-garde historique, comme en témoignent entre autres les travaux académiques et les recherches de Nele Bernheim, d'Ann van Beurden, de Daphné de Marneffe et d'Ann Paenhuysen ainsi que de Pieter Fannes, de Francis Mus et de Matthijs de Ridder.

Colette Nys-Mazure et Christian Libens, auteurs de l'anthologie Piqués de vers ! 300 coups de cœur poétiques, citent en quatrième de couverture 'Art poétique', un poème de Paul Neuhuys datant de 1921. Clôturant la réunion amicale à la Fleur en papier doré, Luc Neuhuys en fit la lecture :

Écoute le son de la pluie dans les gouttières de zinc

Aime les formes brèves et les couleurs vives

Foin des natures mortes et des tableaux vivants

Fous-toi de la rime

Que la tour d'ivoire devienne une maison de verre

et se brise.


JulesSchmalCAT.jpg

Paul Neuhuys et ses deux fils ont bien connu Walter Malgaud, le frère de Jules Schmalzigaug, dont les Musées royaux des beaux-arts de Belgique présente une imposante rétrospective. Valerie Verhack, commissaire de l'exposition assistait à la réunion de Ça ira. Le catalogue comprend deux pénétrantes études de sa main, ainsi que des contributions des éminents spécialistes du futurisme Giovanni Lista et Willard Bohn. Préfaçant le catalogue, Michel Draguet rend hommage à feue mon amie Phil Mertens et à Ronny van de Velde, dont la tenacité fut décisive pour raviver la mémoire de Schmalzigaug.

çaira

Le Bulletin ça ira publie les lettres jusqu'ici demeurées inédites de Schmalzigaug à Umberto Boccioni. Cette publication exclusive, commentée et annotée par Maria Elena Versari et autorisée par le Getty Research Institute, illustre non seulement l'évolution artistique du peintre, mais également la problématique du nationalisme et de l'internationalisme, tension présente dans toutes les avant-gardes historiques.

Deux connaisseurs de l'œuvre de Marthe Donas étaient également des nôtres : Jean-Marie Aendekerk et Peter Pauwels, dont les contributions à la redécouverte de celle qui fut un bref instant l'énigmatique Tour Donas(ky) sont désormais incontournables.

*

Ce n'est pas par hasard que cette séance informelle se tint sous le regard goguenard de Gérard Van Bruaene dont la silhouette massive domine symboliquement l'arrière-salle rénovée de la Fleur en papier doré.

En avril 1926, inaugurant La Vierge poupine seconde mouture au 32 de l'avenue Louise, Van Bruaene y présentait une copieuse exposition de Marthe Donas (71 toiles). À cette époque, Paul Neuhuys fréquentait déjà “le petit Gérard”, qui avait organisé des expositions de Paul Joostens et de Floris Jespers, “les deux peintres de Ça ira!”...

*

Parmi les participants à cette réunion amicale, signalons entre autres le spécialiste du Roman de Renart René Broens ; le poète Hendrik Carette ; l'acteur et conteur Gaëtan Faïk ; le cinéaste Jean-Noël Gobron ; la romancière Mieke de Loof, auteur de polars historiques situés dans la Vienne de la veille de la première Guerre mondiale ; Robin de Salle, archiviste de la Fondation ça ira ; Marc Tiefenthal, critique d'art et grand blogueur devant l'Éternel ; ainsi que Pruts Lantsoght, saluée par Thierry Neuhuys comme bienfaitrice de la Fondation.

Signalons également quelques amis proches mais géographiquement lointains qui déplorent n'avoir pu assister à notre réunion amicale : le traducteur Daniel Cunin ; Mikael Lugan, spécialiste de Saint-Pol-Roux ; Kees Snoek, professeur en Sorbonne ; et Bastiaan David, Régent de Navigation Épigéenne, Cofondateur de l’Académie Néerlandaise pour la ’Pataphysique.

HFJ

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 01:08

Scrompahles

Et nous vous recommandons tout spécialement les...

Spécialités Maison

Nos Œufs

 

Œufs durs contrariés (avec marteau adéquat)

Œuf centenaire dans sa coquille d'origine

Œufs calcinés een cocotte de raphia

Omelette à la bave de crapaud

Œuf assermenté pour tête de lard

Œufs pochés saupoudrés de comédons grillés

Miroir d'œufs concaves décomplexé

 

Nos chocolats

 

Chocolat au lait de seins doux

Chocolat au cœur d'artichaut froid

Cimaise en chocolat noir d'époque

Dame noire blanchie à la chaux vive

Mousse de chocolat ramolli à l'huile de ricin

Chocolat fourré à la lave du Popocatepetl

Briques cimentées au chocolat mou de veau

Si vous souhaitez commander la carte (gastronomique) concoctée par Alain Germoz, envoyez un courriel à dessertdelune@skynet.be. Un exemplaire de la version complète du dessert "Le caribou mal équarri" d'Alain Germoz vous sera offert avec votre commande.

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 03:24

 

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Décidément, Alain Germoz (°1920) ne cessera de m'étonner. Lors de notre récent entretien au café Point.final, me confiant un exemplaire duFou rire de la Joconde, il soulignait que nous vivons dans un monde ou il y a de moins en moins de quoi rire.

Je termine la lecture de ce petit livre (“digne des 'propos des buveurs' de Rabelais [qui] se permet toutes les insolences et même pire”, dixit Paul Van Melle dans Inédit nouveau) et je constate, une fois de plus, que le sourire est la perfection du rire et qu'il n'y a de pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous.

Je reviendrai bientôt sur ce Fou rire de la Joconde (publié par Les Carnets du Dessert de Lune "pour le plaisir de partager une certaine désobéissance”) qui sape les certitudes et conteste volontiers ce qui est prétendument incontestable.

Henri-Floris JESPERS


Alain GERMOZ, Le fou rire de la Joconde. Variations sur un thème trop (mé)connu, Bruxelles, Les Carnets du Dessert de Lune, 2010, 68 p.

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 03:19

 

Scrompahles.jpg

Publié en 2000 sous forme d'un dépliant dans la collection Dessert “Le Caribou mal équarri” donnait des extraits de la carte (gastronomique) concoctée par Alain Germoz. Les Carnets du Dessert de Lune ont le savoureux plaisir d'en publier l'intégralité dans la collection Pousse-café, sur des papiers bouffants, cela va de soi...

Signalons  quelques entrées pour la bonne bouche...

Canapé de virgules aux effluves d'aisselle

Chignon de salsifis clabaudés en grisaille

Petites morves au parfum de rhinite

Marinade de verrues trilobées

Caca d'oie sauté à l'estragon

Picaillons pilés dans leur coquille de seins doux

Les crudités obscènes et obsolètes

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 14:12

 communique bull 4041

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 06:40

 

Les amis in litteris sont sans doute les plus précieux, même si je ne les rencontre que sporadiquement. Il suffit de les lire pour qu'ils soient présents.

MANU.jpgGrâce à Kees (Cornelis) Snoek, professeur en Sorbonne et biographe d'Eddy du Perron (dédicataire de La condition humaine d'André Malraux), j'ai rencontré, il y a des années, Manu van der Aa, actuellement chercheur à l'Université d'Anvers.

Auteur d'une éblouissante biographie d'Alice Nahon (1896-1933), voici que Van der Aa s'attaque à celle de Paul-Gustave van Hecke (1887-1967), passeur littéraire et marchand d'art dont le rôle dans les années vingt fut incontournable.

C'est l'occasion de relire les poèmes de Pégé:

Miousic.jpgP.G. VAN HECKE, Miousic. 7 poèmes à la louange de la musique baroque. Ornés de sept dessins rehaussés au pochoir par Géo Navez, Bruxelles, éd. Sélection, 15 avril 1921, 45 pages. Imprimerie Sainte Catherine (Bruges). Edition originale, tiré a 100 exemplaires numérotés de 8 à 107 sur papier de Hollande, Van Gelder Zonen, numéro 55. 45p. 33x 23,5 cm. Broché. Les dessins sont coloriés.

Fraicheur.jpg

Paul-Gustave VAN HECKE, Fraîcheur de Paris, Bruxelles, Éditions 'Sélection', 1921, 39 p. Cinq dessins hors texte et seize ornements par Gustave De Smet. Imprimerie J.-E. Buschmann (Anvers). Edition originale, tiré à 200 exemplaires sur papier de Hollande van Gelder zonen.

Poemes.jpg

Paul Gustave VAN HECKE, Poèmes 1920-1923, Anvers, éditions Sélection, 16 juin 1924, 124 pages. Imprimerie Sainte Catherine (Bruges). Edition originale. Reliure cousue. Couverture dessinée par Gustave De Smet. Tiré à 500 exemplaires sur papier Featerweight numérotés de 1 à 500.

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 21:01

 

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À l'initiative de la Commission communautaire française de Bruxelles, Huguette Lendel expose ses collages à la librairie Quartiers latins. Vernissage le jeudi 18 novembre à 18 h.

La connotation situationniste du titre légèrement ironique de cette exposition est de bonne augure...

Huguette Lendel s'est également distinguée en assurant la transcription des entretiens de Christian Bussy avec Marcel Mariën (Tout reste à dire, Didier Devillez, 1997)

Librairie Quartiers latins, Place des Martyrs, 14, 1000 Bruxelles. Entrée libre du mardi au samedi de 10 à 18 h.

Vivre-n-est-pas-si-interessant.-Collage.-Huguette-LENDEL-2.jpgVivre n'est pas si intéressant. Collage, 2010

www.huguette-lendel.net

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 20:02

 

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Can can (1914-1916), aquarelle sur papier, 29,7 x 45,5 cm.

Ancienne collection Edith Campendonk-Van Leckwyck.

Jules Schmalzigaug est le seul peintre belge impliqué dans l'aventure futuriste italienne avant le déclenchement du premier conflit mondial. Né à Anvers le 26 septembre 1882, il suit une formation artistique en Allemagne, en Belgique et en France. En 1912, sa visite de l'exposition des Peintres futuristes italiens à Paris change le cours de sa carrière. Il s'installe la même année à Venise où il se familiarise avec la scène artistique d'avant-garde locale. Ses premières expériences futuristes débutent en 1913. Au printemps 1914, il expose ses œuvres aux côtés d'artistes futuristes italiens et étrangers à l'Esposizione libera futurista internazionale à Rome. Lors de l'éclatement de la guerre, il quitte prématurément Venise en automne 1914 et se réfugie avec sa famille aux Pays-Bas neutres. Il s'y donne la mort le 12 mai 1917 à l'âge de 34 ans.

Les Musées royaux des Beaux Arts de Belgique rendent hommage à Schmalzigaug en présentant une collection très complète de ses œuvres. Cette exposition est à la fois une rétrospective de son œuvre et un parcours de la vie de l'artiste au travers de clichés, notes, correspondances tout à fait uniques.

Schmah-1917.jpgJules Schmalzigaug (1917)

Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique
Rue de la Régence 3, 1000 Bruxelles

Horaire: du mardi au dimanche, de 10h à 17h.

Fermé les lundis, le 1eret le 11 novembre, le 25 décembre et le 1erjanvier.

(À propos des lettres de Schmalzigaug à Umberto Boccioni, voir le blog du 2 novembre.)

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 05:27

 

Dans sa récente livraison, le Bulletin de la Fondation Ça ira s'est attaché à raviver la mémoire de deux évadés de l'oubli : les peintres anversois Jules Schmalzigaug et Marthe Donas.

En couverture : 'Le Tango', le remarquable dessin de Tour Donas paru en 1920 dans l'influente revue berlinoise Der Sturm.

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Jules Schmalzigaug (1882 – 1917) fut, en Belgique, le seul artiste qui ait effectivement vécu et assimilé les développements de l'avant-garde futuriste avant la Première Guerre mondiale. Marthe Donas (1885 – 1967), exposant ses peintures cubistes et abstraites en 1920 à la galerie Der Sturm à Berlin, fit figure de météore. Curieusement, les revues belges d'avant-garde des années vingt ont superbement ignoré ces deux pionniers anversois dont l'œuvre fulgurante ne fut redécouverte que dans la seconde moitié du XXe siècle, grâce aux efforts de quelques chercheurs éclairés parmi lesquels il convient de rendre particulièrement hommage à Phil Mertens (1928-1989) et à Maurits Bilcke (1913-1993).

Maria Elena Versari, particulièrement versée en histoire du futurisme, édite les lettres jusqu'ici demeurées inédites de Schmalzigaug à Umberto Boccioni (1882-1916). Cette publication exclusive par notre Bulletin est autorisée par le Getty Research Institute. Les missives révélatrices de Schmalzigaug témoignent non seulement de l'évolution artistique du peintre, mais également de la problématique du nationalisme et de l'internationalisme, tension présente dans toutes les avant-gardes historiques. C'est enfin un des aspects de la thèse de doctorat de Francis Mus, qui traite en profondeur des revues L'Art libre, Lumière et Ça ira.

*

Jean-Marie Aendekerk, un des animateurs de la Fondation Marthe Donas, étudie en détail quelques aspects de la carrière internationale de cette artiste; Henri-Floris Jespers esquisse les grandes lignes de la présence du peintre durant les années vingt en Belgique.

*

Dans sa monographie fondatrice consacrée à Schmalzigaug (1984) Phil Mertens souligne que le peintre ne s'était pas intégré à son propre milieu et avait créé une barrière entre lui et les autres artistes belges, par ses constantes absences de Belgique, et par sa vision plastique. C'est également valable pour Marthe Donas. Cette constatation explique partiellement le long silence qui a entouré leurs œuvres.

*

Dans la rubrique 'en bref' (dont l'intitulé ne doit pas être pris à la lettre...), la rédaction attire l'attention sur quelques publications récentes: un inédit de Henri Vernes, une réédition de Jean de Boschère, le nouveau roman de Nicole Verschoore, les éditions Venus d'ailleurs. À l'occasion de la publication de la monographie de Henri-Floris Jespers sur Gérard Van Bruaene, Guy Ciancia publie le texte d'une chanson inédite en l'honneur de 'Zérar le brocanteur'.

Henri-Floris JESPERS

Bulletin de la Fondation ça ira, nos 40-41, octobre 2010, 92 p., ill.

Coût de l'abonnement pour l'annéer 2010:

Membre adhérent : 25 €.

Institution: 35 €.

Membre protecteur: 50 €.

A verser au compte de la Fondation Ca ira:

Dexia banque – 068-2287225-89

Code IBAN: BE45 0682 2872 2589

Code BUC: GKCCBEBB

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