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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 05:36

 

Pierre Mac Orlan, Marcel Sauvage, Jethro Bithell, Henri van de Putte et Elie Ehrenbourg figurent côte à côte au sommaire de la huitième livraison (datée du 1 décembre 1921) de Signaux de France et de Belgique, « revue mensuelle de littérature ». Au comité de rédaction : André de Ridder, Franz Hellens (directeur pour la Belgique), André Salmon (directeur pour la France) et Paul-Gustave van Hecke.

Léon Chenoy signe une note de lecture consacrée au Canari et la cerise de Paul Neuhuys, reproduite ici in extenso.

Les poèmes de M. Paul Neuhuys sont générateurs, sinon exactement de joie – de bonne humeur et de goût à vivre. Ils sont une sorte de danse allègre autour du réel et de l’au-jour-le-jour. Une ferveur très souple les anime, active et s’employant toute à magnifier la découverte journalière du lyrisme actuel. Je dis actuel, c’est que M. Neuhuys n’est pas le dernier, lorsqu’il y a lieu, à tuer l’autre lyrisme par le ridicule. Et le cynisme bien appuyé de quelques poèmes n’est pas là pour autre chose. L’humour ne lui manque pas, qui brille curieusement, sans insister, inattendu mais jamais indésirable. Celui de la pensée autant que celui de l’image. L’image est souvent bien amusante. Mais entendons-nous : rien de superficiel. Seule l’allure accélérée de ces pages frôle la désinvolture. Et en un sens, de la désinvolture, il y en a, pas impertinente, justifiée : mépris très élégamment absolu des transitions, grêle d’images et de notations qui étourdit un peu et qui fait qu’on aime s’arrêter par moment. Il y a aussi de ces mosaïques... mais les coloris sont si attrayants !

De l’ensemble, images, sensations, pensées s’unissant pour traduire le rythme du temps présent, naît une étonnante impression de vie qui en est la grande séduction.

FHellens.jpg

Franz Hellens (1881-1972)

Signaux de France et de Belgique fut contraint d'interrompre ses messages après une année d'activité. La succession fut assumée en mai 1922 par Le Disque vert, dirigé par Franz Hellens. Le second recueil de Neuhuys dont Bosquet, Hellens et Pia gardèrent également un souvenir persistant, Le Zèbre handicapé(1923), y sera recensé par Odilon-Jean Périer.

Henri-Floris JESPERS

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Published by ça ira! - dans littérature
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