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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 07:34

Formé à l'Institut supérieur des Arts Décoratifs de Hasselt, Mathieu Wassenberg (°1939) s'installe à Bruxelles au début des années 60. Théâtre, cinéma, opéra, danse répondent à son besoin de découvertes qui le conduit à lire les tragiques grecs et Nietzsche, Kant, Wittgenstein.

Professeur au RHOK, l'institut d'arts plastiques de l'État animé par le peintre, dessinateur et graveur Marcel Boon (°1938), Maio rompt à la fin des années soixante aussi bien avec l'abstraction qu'avec le réalisme académique. Il pratique les découpes du pop'art et subit la double attirance du surréalisme et des tendances conceptuelles. Délaissant les pinceaux, il réalisera des installations de type dadaïste, des actions / happenings, des performances autour des 'stigmates' (toile opérée, nuage opéré, table opérée dans un vrai contexte d'hôpital). Mais il reviendra au support pictural “et à une figuration allusive dans la lignée d'un nouvel expressionnisme”, dixit Serge Goyens de Heusch.

Depuis une bonne quinzaine d'années, Maio Wassenberg est revenu essentiellement à la peinture. Sans rien renier. À propos des œuvres récentes qu'il expose chez Albert Dumont, il souligne:

En peignant,... formes et couleurs se mettent à la joie d’être peintes. Elles parlent de ce processus de métamorphose, si proche d’elles-mêmes. Tout en peignant, le silence leur est imposé afin de voir et d’écouter ce qu’elles ont à dire à propos de leur propre devenir. Parfois un élément est mis en attente de maturation afin de participer par la suite au dialogue dans lequel la confiance entre l’acte de peindre et le peintre doit être absolue.

Sur la pente qui surplombe le village de Saint-Martin-de-Brômes, il y a un petit pré tout vert avec, sur la gauche, une ancienne tour des Templiers et, sur la droite, une petite église romane. Ce paysage possède un équilibre et une tension d’une beauté incroyable. Le vert, l’ocre, le bleu. L’abstraction de cette vue me poursuit depuis 1985 et est à la base de tensions que l’on retrouve dans nombre de mes compositions. C’est l’instant entre le mouvement et le repos. Ne s’agit-il pas de formes et de couleurs qui, grâce à cet instant, deviennent substance à nos yeux ?


Galerie Albert Dumont, rue Léon Lepage, 1000 Bruxelles.

Exposition jusqu’au 21 mars 2010.

Jeudi de 13h30 à 21 h, vendredi, samedi et dimanche de 13h30 à 19h.

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Published by ça ira! - dans arts plastiques
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