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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 01:04


Emma Lambotte à l'époque des Roseaux de Midas


Le Paradis est un peu démodé. L'enfer, par contre, est en vogue. C'est un Saharah d'incandescence où se rencontrent, comme en Sibérie, le meilleur et le pire. Pour ma part, je préfère le pire au médiocre.

 

Beaucoup de gens qui ne savent pas attendre, manquent d'exactitude: on exige des autres toutes les vertus: on ne peut se passer des défauts que l'on a.

 

Il est des écrivains toujours trop doux, qui nous donnent envie de casser les vitres. Ils n'emploient ni les touches violentes, ni les accents brutaux. Ils ne font que des pastels blanchâtres, avec toutes choses sur le même plan. Ils font de la chirurgie sociale à coup d'égratignures.

 

On dirait que certaines personnes n'ont qu'une chose à faire: analyser leurs impressions, et que le monde gravite autour de de cela.

Emma LAMBOTTE

(Les Roseaux de Midas, 1910)

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Published by ça ira! - dans littérature
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