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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 00:49


L'originale du premier recueil de vers et de pensées d'Emma Lambotte (1878-1963), Les Roseaux de Midas, parut en 1910 chez Léon Vanier, avec une longue lettre-préface de Laurent Tailhade (1854-1919) – “achevé d'imprimer le 31 octobre 1910 sur les presses de J.-E. Buschmann à Anvers”, imprimeur attitré de la Société des bibliophiles d'Anvers.


Egérie et mécène de James Ensor, amie de Max Elskamp et de Neel Doff, ce fut Emma Lambotte qui révéla au tout jeune homme que j'étais, l'œuvre et la personnalité de Tailhade.

Les Éditions du Parc à Anvers rééditèrent Les Roseaux de Midas en 1938. Cette seconde édition ne reprend que les principaux passages de la préface de Tailhade, mais elle est enrichie d'un autographe en facsimilé de Guillaume Apollinaire.

De cette seconde édition, je conserve l'exemplaire personnel de l'auteure, complété d'une douzaine de corrections ou de repentirs et d'un ajout.


Voici la transcription de la courte missive d'Apollinaire:

Paris, 2 Juin [1911]

Madame,

Après un retard occasionné par de longs travaux, j'ai lu et relu votre beau livre.

J'ai savouré chacun de vos poèmes au sentiment si féminin, où l'on admire une grâce aimable et toujours franche. Votre livre intéresse beaucoup par sa sincérité et la qualité de son lyrisme et je souhaite, pour ma part, que vous n'en restiez pas à ce début, si brillant soit-il.

J'ai l'honneur d'être, Madame, votre très humble serviteur.

Guillaume Apollinaire

37, rue Gros, Auteuil.

HFJ

 

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Published by ça ira! - dans littérature
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