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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 15:11

‘Michel de Ghelderode entre deux chaises’, tel est le titre de l’essai particulièrement éclairant de Roland Beyen que publie Romaneske, la revue de l’association des romanistes louvanistes (Vereniging van Leuvense Romanisten, VLR). Dissipant les malentendus, démythifiant et démystifiant les instrumentalisations hâtives ou partisanes, l’infatigable éditeur de la correspondance de Ghelderode esquisse avec une rigueur exemplaire la synthèse des rapports du dramaturge à la langue néerlandaise, aux littératures néerlandaise et française de Belgique et, pour terminer, au mouvement flamand et à la Belgique.

Beyen avance qu’il n’est pas impossible que le purgatoire que Ghelderode traverse en ce moment

soit dû partiellement à sa position d’écrivain “assis entre deux chaises”: il se peut que, suite à l’évolution de la Belgique, il déplaise aux Flamands pace que “Flamand de langue française” et aux francophones parce que son œuvre exalte trop la Flandre (du passé). Il est possible aussi que la publication de sa volumineuse correspondance et de ses articles et interviews parus jadis en néerlandais et/ou sous des pseudonymes, n’a pas arrangé les choses, d’autant plus que ses terribles diatribes anti-belges et ses diatribes anti-tout, tantôt cruelles comme son théâtre, tantôt amusantes, tantôt d’un primarisme horripilant, souvent blessantes, sont souvent citées hors de leur contexte, pour leur caractère sensationnel.

(À propos de Ghelderode, voir nos blogs des 10 octobre ; 5, 8, 10, 11 et 15 novembre.)
HFJ 

 

Romaneske, driemaandelijks tijdschrift, XXXIII (2008), 2. Benedict Vanclooster, Meibosstrat 23, B 8820 Torhout. benedictvanclooster@scarlet.be

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Published by ça ira! - dans littérature
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