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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 20:52

Après le décès de Paul Colinet, Marcel et Gabriel Piqueray trouvèrent parmi ses papiers le cycle « Beelden voor de tweede stem » (« Images pour la deuxième voix »), une douzaine de poèmes non datés, dédiés « Met heimwee aan mijn verloren Lierse vrienden van ‘t gelukkig jaar 1910 » (« À mes amis lierrois de cette heureuse année 1910, avec nostalgie ») Les frères Piqueray confièrent ces poèmes à Paul de Vree qui les publia et les commenta en 1960 dans la revue De Tafelronde.

Le court texte des frères Piqueray parut en français (p. 58) — l’avant-garde étant par définition transnationale et polyglotte :

La présence — à première vue surprenante — de poèmes flamands dans l’œuvre de cet écrivain d’ascendance wallonne, s’explique par le séjour du poète dans la province d’Anvers, d’octobre 1910 à juillet 1912, afin d’y apprendre le flamand. [...] Il fréquentait l’école moyenne de Lierre et y obtint de brillants résultats. [...] Les poèmes flamands de Paul Colinet rendent à nouveau témoignage du génie verbal de ce très grand poète.

Quant à Paul de Vree, il souligne que les poèmes de Colinet « se révèlent après une lecture attentive plus qu’un objet de curiosité » (« blijken na aandachtige lectuur méér dan een curiosum »).

Paul Neuhuys se souviendra que Colinet lisait ses poèmes flamands « en articulant savoureusement chaque syllabe : « ‘De metser was vergeten de muren van het huis op te bouwen’» (« Le maçon avait oublié de construire les murs de la maison ») ; il s’agit du premier vers du poème « Het volmaakte huis » (« La maison absolue »).

(Paul COLINET, Beelden voor de tweede stem, in De Tafelronde, VI, no 2, janvier 1960, p. 59-64 ; Paul DE VREE, Bij de Vlaamse gedichten van Paul Colinet, ib., p. 57.)

*

Rappelons ici que Paul de Vree, infatigable passeur devant l’Éternel, avait avait déjà publié en 1958 des textes de Colinet et des frères Piqueray, mais également de Marcel Havrenne, de François Jaqmin, de Théodore Koenig et de Joseph Noiret dans le numéro spécial « Gedicht en grafiek 58 » (De Tafelronde, IV, no 6, mai 1958).

Bureau de rhumes de foins

J’étais marié d’un jour que le poêle, à la Section, il fonctionnait plus bien.

J’étais de retour à peine avec ma moitié qu’il y avait plus un crayon plat à utiliser.

J’étais déjà presque veuf d’une heure ou deux que le pétrole tout entier avait débordé sur les tampons.

Paul COLINET

*

Cette livraison contient entre autres un bois de Wout Hoeboer, « Verwoesting » (dévastation, destruction).

 

Wout Hoeboer : « Verwoesting »

Les éditions La Pierre d’Alun annoncent la parution dans sa collection du cinquantième deuxième livre, Les moustaches absolues textes et dessins de Paul Colinet et Marcel Piqueray, préface de Xavier Canonne.

Cet ouvrage de 80 pages, au format 16,5 x 22,5 cm est tiré et numéroté à 600 exemplaires vendues au prix unitaire de 32 €.

Éditions de La Pierre d’Alun, 81 rue de l’Hôtel des Monnaies, 1960 Bruxelles.

Tél. : 537 65 40

Commandes par versement au compte  numéro 068-2027823-65.

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Published by ça ira! - dans littérature
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