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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 04:21

Les éditions La Pierre d’Alun annoncent la parution dans sa collection du cinquantième deuxième livre, Les moustaches absolues textes et dessins de Paul Colinet et Marcel Piqueray, préface de Xavier Canonne.

Cet ouvrage de 80 pages, au format 16,5 x 22,5 cm est tiré et numéroté à 600 exemplaires vendues au prix unitaire de 32 €.

Éditions de La Pierre d’Alun, 81 rue de l’Hôtel des Monnaies, 1960 Bruxelles.

Tél. : 537 65 40

Commandes par versement au compte  numéro 068-2027823-65.

*

Les Œuvres de Paul Colinet (1898-1957), qu’il décrivait comme un "petit catalogue buissonnier de secrets plaisirs", furent  réunies par Robert Willems et publiées en quatre volumes aux éditions Lebeer-Hossmann en 1980.

De la rencontre de Colinet avec Louis Scutenaire en 1934 naîtra une complicité fidèle, et ce sera Scut qui préfacera les Œuvres sous le titre « Monsieur Paul ». C’est à ce texte que nous empruntons les citations suivantes.

« Né de lui-même, tributaire de rien ni d'aucuns, ni de ce dont il parle tout en s'y adaptant mieux que cholestérol à l'artère, que chevron à la manche, que l'échantignole à la panne, que joug à l'épaule, badaud sans curiosité, savant pétri d'ignorance, indifférent passionné, voilà bien, il me semble, des titres à l'intérêt profond sinon à la gloire. Ce fut le Paul Féval du texte court, le Mallarmé de l'intelligible, le Germain Nouveau de l'impiété, le Louis Veuillot de l'érotisme, le Flaubert de la carabine des foires interdites, le carbonaro du confessionnal, le forgeron de la dentelle, le puceau des nuits chaudes. »
 « ...30 années durant Paul Colinet a poursuivi dans l'obscur une entreprise poétique dont la témérité n'a été approchée que par Lao-Tseu. Par lui, le langage éclate, renaît, à la fois bonheur, violence et révélation, écrasement du langage méthode-outil, du langage déjà exsangue mais déjà mortifère. D'une sûreté incomparable, l'œuvre de Colinet par son humour, abolit les plus étonnantes réussites du genre. Si nous sommes joyeux de son ludisme, nous savons que son nom est virulence tendre. Né en 1898 sous le signe du taureau dans le village picard d'Arquennes, de parents vivant des carrières de pierre, Paul Colinet perdit son père très jeune, dut quitter l'école pour gagner son pain pendant qu'il étudiait la comptabilité, ce qui le conduisit à devenir le plus expert des fonctionnaires de l'administration d'un faubourg de Bruxelles. Ce n'est pas là le moindre étonnement ressenti en face de ce personnage étrange qui à la fois résolvait les difficultés bureaucratiques les plus abstruses et ‘écoutait aux poutres’! »

*

Les Histoires de la lampe de Colinet sortirent de presse en février 1942 aux éditions Ça ira. Paul Neuhuys se souviendra de Paul Colinet comme d’un « curieux homme, un homme de 1900 ».

Nous y reviendrons dans le prochain blogue.

HFJ

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Published by ça ira! - dans littérature
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