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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 17:31


Philippe Noble, conseiller culturel auprès de l’ambassade de France à Vienne, consacre dans le dernier numéro de Septentrion une étude solidement documentée à la littérature d’expression néerlandaise en traduction française. Selon lui,

Le niveau actuel correspond probablement à ce que peut absorder pour le moment le marché de l’édition francophone. Il y a de bons traducteurs, dont les rangs grossissent lentement mais sûrement, des maisons d’édition assez fidèles à leurs auteurs, mais sans renoncer à de nouvelles découvertes (on leur souhaiterait parfois juste un peu plus d’audace). Bien sûr, beaucoup de livres traduits ont un public restreint, qui ne dépasse guère mille à deux mille lecteurs. C’est le cas bien souvent des premiers livres traduits, et il faut mettre des années pour élargir ce premier cercle.

Georges Lory, directeur des affaires internationales de Radio France internationale, traite de l’avenir de l’Afrikaans et Laurent Philippe Réguer de l’enseignement de l’Afrikaans à la Sorbonne. Jan Siebelink est le traducteur de À rebours, le roman décadent de Joris-Karl Huysmans (Tegen de keer, Baarn/Amsterdam,Ambo / Polak & Van Genneot, 1987). L’énorme succès de son roman largement autobiographique Knielen op een bed violen (2005, ‘S’agenouiller sur un lit de violettes’), dont les ventes dépassèrent 600.000 exemplaires, est commenté par Daan Cartens, conservateur du Letterkundig Museum à La Haye.

Hendrik Carette ne se considère pas comme « le plus grand poète flamand encore vivant à Bruxelles », mais en tout cas comme « le plus grand lecteur »... Il consacre une essai décousu mais par moments attachant sinon déroutant à ‘Bruxelles, une serre chaude’. Si le titre est somme toute trompeur, le thème n’apparaissant qu’en filigrane au fil des pages, il sert de prétexte à la publication et au commentaire d’un poème de l’auteur en traduction française.  Carette consacre également une note de lecture au beau livre de Gérard Berréby, Piet de Groof, le général situationniste (Paris, éditions Allia, 2007 – cf. notre Bulletin no 32, pp. 36-44 ainsi que divers articles sur ce blogue). La baronne Angèle Manteau (1911-2008), « éditrice wallonne d’auteurs flamands », est évoquée par Kevin Absillis. Il n’hésite pas à comparer la directrice des éditions Manteau à Gaston Gallimard et à Bernard Grasset.

 

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Published by ça ira! - dans littérature
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