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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 02:03

Ça ira reste un trésor de souvenirs plutôt qu’une source de l’avenir. Son no 33 réédite l’étude de Paul Neuhuys sur Paul Joostens, dont la revue a souvent déjà parlé en détail. Dans ces « Joostensiana » de 1960 le poète anversois insiste sur les nouveautés introduites et la fin de son ami, lorsque Joostens, disait par exemple que « les écrivains, jadis Dada, n’ont pas le droit de ressusciter Dada ou de prolonger leurs expériences selon la terminologie jadis trouvée par Dada. » Très juste selon moi, mais son indifférence finale lui a fait conclure : « la vie est bête, bête, bête, et tout m’est indifférent... » Henri-Floris Jespers, lui, analyse « les Bulletins politiques de Clément Pansaers ». Qui dans sa revue Résurrection, en 1917-18, interprétait à sa manière le fédéralisme belge déjà organisé alors par l’occupant allemand. Jespers rappelle que cette idée avait été lancée par le poète wallon Albert Mockel... en 1897 ! Sans défendre Pansaers, je crois que Jespers se trompe en le traitant d’ « agent d’influence » pour les consignes de l’occupant. Ses rapports avec un Sternheim sont de poète à mécène, c’est tout. Il était plus Dada que beaucoup d’autres dans sa vie. Je découvre dans la revue les rapports de Neuhuys avec Roger Avermaete à propos de l’éphémère revue Le Rat. À lire avec précaution, car Neuhuys adopte la légende de la Belgique « nation ratée », alors qu’il faut parler d’un État aussi complexe que France, Allemagne ou Grande-Bretagne ! Mais pas d’une nation ! La mémoire de l’inventeur de la « poésie sonore », Henri Chopin, mort en janvier, est évoquée aussi. (50 chaussée de Vleurgat, B 1050 Bruxelles)

La francophonie n’est évidemment pas la tasse de thé des doubles Mededelingen 113-114 de Henri-Floris Jespers. Mais cela ne l’empêche jamais de rendre hommage à des auteurs comme le lettriste Isidore Isou (avec une longue étude de Piet Tommissen) ou le poète oral Henri Chopin, qui viennent de disparaître tous deux. Sans compter ses articles dans Connexion. Je serais plutôt gêné que les francophones parlent si peu (quand ils le font !) des lettres néerlandaises. Même le très parisien et tant traduit Hugo Claus, à qui Y. M. Dangre dédie un poème, « Le dernier chanteur ». Autre poème : « Als » (si) de Rik Lanckrock, d’après Kipling, évidemment. (Marialei 40, B 2018 Antwerpen)

Paul VAN MELLE

Rubrique « à tous mes échos », p. 16, 17.

Inédit nouveau, no 222, mai 2008, 32 p., ill.

Participation aux frais : 35 € pour 10 numéros de la revue (8 de 32 pages, 2 de 62 ; ne paraît pas en juillet et août) à verser au compte bancaire 001-1829313-66 de Paul Van Melle, 11 av. du Chant d’Oiseaux B 1310 La Hulpe.

www.mededelingen.over-blog.com

 

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Published by ça ira!
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