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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 01:01

Attention! nous crie l’Aristarquophile! Rapportez-vous à Huizinga: l’Homo Ludens, c’est de l’homme qui joue qu’il s’agit et qui joue d’une certaine manière...

L’homme qui, depuis l’enfance, veut se surpasser en force et en adresse, dans une gymnastique inspirée par la nature.

 

Le secret du mot jeu est dans joie et jeunesse. Depuis l’enfance, il est la trame de la vie.

Jeux néméens, Jeux icariens !

Saisir le surnaturel du songe.

 

Jeux innocents, jeux violents, jeux interdits...

Des jonchets à la corrida, de la corrida aux exercices guerriers, le choix est laissé au joueur mais, s’il est libre de choisir, il n’est pas libre d’échapper aux conséquences qu’entraînera ce choix.

Dans tout homme sommeille l’homo ludens.

Jeux de scène, jeux de hasard, jeux de société.

Huizinga est un humaniste dans la tradition d’Érasme et l’Homo Ludens qui date déjà d’il y a trente ans, 1938, apparaît comme une sorte d’écho à l’Éloge de la Folie.

Qu’il soit d’échecs, d’épreuves ou d’écritures, le jeu exige une certaine gravité. Rappelons à ce propos la morale de Bouffechiquette dans les Enfants de Colère : Il faut savoir jouer bravement le jeu de la vie.

 Paul NEUHUYS (1968)

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Published by ça ira!
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