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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 15:26

Les éditions Ça ira publièrent deux textes de Paul Joostens :  Salopes. « Le quart d’heure de rage ou Soleil sans chapeau » (1922) et La Vierge boréale, suivi de Christ retrouvé (1939). C’est également sous l’enseigne de Ça ira que parut en 1923 la monographie de Georges Marlier consacrée au peintre, illustrée de reproductions dont l’intérêt n’a fait qu’augmenter.

L’amitié qui reliait Paul Neuhuys (1897-1984) à Paul Joostens (1889-1960) a été évoquée dans ce Bulletin à plusieurs reprises.[1]

Le premier recueil de Paul Neuhuys, La Source et l’infini (1914) a été illustré par Joostens, qui avait connu le frère aîné du poète, le peintre Albert Neuhuys (1895-1968) à l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers.

En adieu à Joostens, Fantasmagie publia en 1960 des témoignages de Robert Geenens, de Georges Mariën, de Paul Neuhuys, de Georges Thiryet de Ray van Goethem. Nous reproduisons ici la contribution de Paul Neuhuys, « Joostensiana ».

Paul Joostens était bien représenté à l’exposition Dada au Centre Pompidou (2005-2006). Le catalogue présente 21 reproductions en couleurs d’assemblages et de collages du peintre. Carole Benaiteau souligne que Joostens est l’artiste anversois « le plus proche des aspirations dada par son œuvre, tant plastique que littéraire », « sans jamais s’identifier parfaitement au dadaïsme – pas plus qu’à aucun autre mouvement ».

Joostens connaissait les recueils de Clément Pansaers, mais tout comme Neuhuys, n’avait jamais vu la revue Résurrection. Ce sera l’édition anastatique de Jacques Antoine en 1973 qui l’arrachera à l’oubli. Le titre de la préface de Marc Dachy annonce à juste titre : «  Résurrection de Clément Pansaers ». Ce n’était pas un Belge qui sortait du tombeau, mais un activiste wallon, comme en témoigne les « Bulletins politiques » qui retiennent notre attention.[2]

L’esprit de Jarry, du Père Ubu et du docteur Faustroll hante la plupart des livraisons du Rat cette éphémère feuille hebdomadaire qui réunira en 1928 des anciens du Melon bleu, du Cénacle, de La Drogue, de Lumière et de Ça ira. La correspondance inédite de Roger Avermaete et de Paul Neuhuys apporte quelques éléments nouveaux quant à la genèse de ce dernier projet commun.

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[1] Henri-Floris JESPERS, Les deux pôles : Joostens et Neuhuys in  Bulletin no 4, décembre 2000 ; Les deux pôles: Joostens et Neuhuys (II) , id., no 6, juin 2001 ; Paul Joostens et l’art con-temporain, id., no 13, mars 2003 ; Dossier Hubert Lampo, Paul Neuhuys et Paul Joostens, id., no 15, septembre 2003 ; « Le chef-d’œuvre est né. Alleluia », id., no 18, juin 2004; Délit de poésie, id., no 21, mars 2005.

[2] À propos de Pansaers, cf. David GULLENTOPS, Une lettre inédite de Clément Pansaers à Jean Cocteau ; in Bulletin no 21, mars 2005 ; Édouard JAGUER, Meeting pansaérien, in Bulletin no 26, juin 2006 ; Henri-Floris JESPERS, Paul Neuhuys et Clément Pansaers, in Bulletin no 13, mars 2003 ; Paul NEUHUYS, « Un ventilateur qui vous donne la sensation du vide absolu », in Bulletin no 13, mars 2003 ; Une mise au point qui n’est point de mise, in Bulletin no 26, juin 2006.

 

 


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Published by ça ira!
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