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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 17:42

D’autres petits placards

 

Monsieur le philologue, en toute langue, il est permis de se taire.

*

À l’âge de l’instruction obligatoire, il est permis de faire des fautes d’orthographe, et non pas d’en inventer, ajoute-t-on.

*

Fondation d’une caisse de chômage, aux diplomates unis de tous les pays.

*

Certificat.

Je certifie que je peux me tromper. C’est raisonnable.

*

à Gérard,

au hasard du divertissement :

démarche inutile.

Après toute sereine intention où la parole pourrait accimpagner le Silence ; même le Silence s’exprime en paroles, à la joie du pauvre bavard.

*

Ou bien, par l’atmosphère des antichambres, il est certain que pour l’observateur odieux, de réputation précise, l’inconscience des préoccupations spirituelles accentue la sensation des douleurs physiques bien propres.

L’insensibilité parfaite aux douleurs chez les autres hommes peut outrepasser en lui les effets de la méchante humeur de triste manière.

S’agit-il, quand même, d’un manque de courage ?

Les jeux sont faits, pourtant.

*

L’apparence des jeunesses, sous l’emprise de l’uniforme scientifique, est plus cruelle encore que l’enchantement des douces réalités immatérielles.

*

À la joie du railleur ou favori de toute la Maison.

Son verbiage est une insulte à l’évidence de l’Infini parce que, cruellement, il ne ménage pas les petits hommes qui nous sont chers. Faut-il accepter la bataille Nicodème ?

*

Laisse-moi penser, mon cher André, pourrait-on s’écrier sévèrement ! – mais il n’est pas possible de penser sinon en rêverie spirituelle mensongère ou réelle, suffisante, c’est certain.

O poésie expérimentale ou non, de tous les instants !

Et se promener ainsi, par le temps qu’il fait – et saluer le naufrage.

*

Sois paisible, ô gent laborieuse ; la « terre-brûlée » n’altère pas la qualité du sous-sol.

*

À l’âge des plaisirs de la vieillesse.

Bons souhaits d’éternel nouvel an.

Mes amis, afin d’avoir le sentiment de vivre encore, chacun de nous-même, donnez-vous généreusement au « petit bonjour » et surtout de vive voix, parce que, tant que vous vous entendez parler, rien n’est ni ne sera perdu.

Les sourds-muets pourraient-ils être avantagés ?

Gérard VAN BRUAENE

Rhétorique, no 4, janvier 1962

 

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Published by ça ira!
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